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Étiquette : UX

Mes écrits du mois d’août…

Posted in publications

J’ai pris des vacances fractionnées cet été, ce qui m’a permis d’écrire quelques billets pour OCTO et la BNF.

Dans la série des « Patterns des grands du Web » (voir ce billet), j’ai décrit :

Et j’ai écrit un billet assez léger sur les mésaventures d’un lecteur numérique à la plage, sur le blog du Labo BNF. Il est partiellement autobiographique.

Bonne rentrée…

Les perspectives de la réalité augmentée (suite)

Posted in perspectives

J’ai déjà abordé la thématique de la réalité augmentée ou AR (Augmented Reality) dans un précédent billet.

Sur le sujet, je vous invite à lire cet intéressant article qui énumère les cas d’usage de l’AR.

Le propos de ce nouveau billet d’essayer de dessiner l’évolution à venir de ces technologies, au travers de 4 niveaux de maturité.

Niveau 1 : les points d’intérêt

Mon précédent billet présentait la réalité augmentée comme un ensemble de couches d’information projetées en surimpression sur le monde réel, généralement au travers de l’écran d’un téléphone mobile. Ces couches sont constituées d’un ensemble de points d’intérêt, à la manière de ce ceux des appareils GPS, ou à la manière des données KML affichées sur les fonds de carte Google Maps.

L’application Layar, disponible aujourd’hui sur Android et iPhone, est la parfaite illustration de ce mode de réalité augmentée : elle permet d’afficher diverses couches : des informations issues de Wikipedia sur les monuments, les restaurants, les stations de métro, les prix au mètre carré des immeubles, etc.

AR : points d'intérêt

Niveau 2 : l’intégration de formes 3D

L’application Layar est capable depuis peu d’afficher des objets en 3D. Cette possibilité permet d’envisager des usages beaucoup plus sophistiqués de la réalité augmentée, grâce à la présentation d’informations visuelles en surimpression de la réalité (voir exemple ci dessous). On atteint selon moi un second niveau de maturité.

AR - pacman

Niveau 3 : l’analyse en temps réel

J’ai évoqué jusqu’à présent des systèmes purement orientées affichage, incapable d’interagir avec la réalité elle même.

On franchirait un nouveau niveau de maturité avec des applications capables de reconnaître des formes ou des images dans notre environnement réel, d’interpréter notre contexte, et de déclencher des traitements ad-hoc.

Il existe dores et déjà des expérimentations consistant à reconnaître des visages ou bien la couverture des livres par traitement d’image, mais pas de reconnaissance de forme généraliste. De plus, à ma connaissance, ces technologies ne sont pas encore disponibles sur des appareils mobiles comme les iPhones ou les appareils Android. Et je doute que de tels appareils disposent aujourd’hui d’une puissance suffisante pour une analyse de contexte général en 3D.

Le niveau 3 est donc prospectif.

Niveau 4 : « wearable »

Enfin, la réalité augmentée sur téléphone mobile est très satisfaisante, mais elle a ses limites : elle monopolise une main.

Le 4ème niveau de maturité utiliserait donc un équipement attaché au corps : on parle pour cela de wearable computer.

Cet équipement peut être fixé sur le torse de l’utilisateur  : c’est le cas du dispositif expérimental de Pranav Mistry du Media Lab au MIT (voir vidéo ci dessous).

On peut aussi imaginer un dispositif fixé sur la tête pour suivre les mouvements du regard, comme, par exemple, des lunettes augmentées.

Les dispositifs de niveau 4 ne sortiront pas avant 3 ans sur le marché, j’en ai peur.

Quelles évolutions pour l’iPhone ?

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Apple a su, comme toujours, créer une forte attente autour de la nouvelle mouture de son iPhone, mais il est clair que l’iPhone 3G S n’apporte pas d’innovation fracassante.

Un millésime moyen pour 2009

Sur le plan logiciel, Apple a fait les mises à jour nécessaires pour corriger les défauts de jeunesse de son appareil et satisfaire ses utilisateurs : gestion du copier/coller, recherche dans tous les types de données.
Quelques mises à jour ont été proposées pour une mise en conformité avec les fonctionnalités proposées par la concurrence (en particulier Windows mobile) : dictaphone, capture vidéo, commande vocale, modem pour PC, etc.

Apple a aussi cédé du terrain à ses détracteurs en implémentant une fonctionnalité peu utilisée : le MMS. Je trouve cela regrettable car j’appréciais le parti pris d’Apple sur la suppression des fonctions inutiles, comme la visiophonie (voir ce billet).
La plupart de ces nouveautés logicielles sont disponibles gratuitement pour les anciens iPhones : l’achat de l’iPhone 3G S est donc inutile pour en disposer.

Sur le plan matériel, l’iPhone 3G S propose un processeur plus rapide, un espace de stockage plus important, un appareil photo plus puissant : des améliorations classiques, rien de très innovant là dedans.

Et le nouvel appareil dispose d’une boussole numérique, qui lui permet d’orienter les cartes en fonction de la position de l’utilisateur. Cette fonction lui permet de se mettre à jour vis à vis des appareils sous Android.

Et après ?

Les prochaine générations d’appareils mobiles embarqueront probablement des fonctions de paiement sans contact (via NFC) et de détection des marqueurs RFID.

Pour ma part, j’attends une évolution des ces appareils vers une plus grande connaissance du contexte utilisateur.
Je pense que les innovations matérielles à venir porteront sur des capteurs de plus en plus sophistiqués :

  • capteurs d’altitude pour une géolocalisation en 3 dimensions
  • accéléromètres capables de détecter un contexte de déplacement (voiture, train, etc. en fonction de la vitesse et des accélérations)
  • capteurs météorologiques : température & humidité
  • capteurs de paramètres vitaux : rythme cardiaque, tension artérielle

Ces nouveaux types de capteurs permettraient d’adapter le comportement de l’appareil au contexte.
Par exemple, la commande vocale pourrait être activée dans une voiture et désactivée dans un train. Ils permettraient aussi de détecter les bouchons et ralentissements des transports en commun.
Les capteurs météorologiques permettraient des conseils vestimentaires, ils permettraient aussi de multiplier le nombre de points de collecte et de créer une « météo 2.0 » basée sur une forme d’intelligence collective.
Enfin, les capteurs de paramètres vitaux permettraient de détecter les excès des sportifs ou les accidents des personnes âgées.

Qu’en pensez vous?

La géolocalisation dans les navigateurs

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HTML 5, la nouvelle mouture du célèbre langage à balises, va intégrer un certain nombre de nouveautés très intéressantes (voir ce billet). Parmi ces nouveautés, je suis particulièrement enthousiasmé par la balise <geolocation> qui permettra d’intégrer la géolocalisation dans les navigateurs de PC ou de téléphones.

Cette fonction permettra de développer facilement des applications Web contextuelles. Rappelons qu’il est aujourd’hui nécessaire de développer une application embarquée pour tirer parti de la géolocalisation. C’est une des raisons pour lesquelles le développement d’application iPhone connait un tel engouement : une simple application web ne permet pas de tirer partie du GPS. Un bon exemple de ce problème est l’application PagesJaunes (développée par SQLI…) : sa seule différence avec la version Web iphone.pagesjaunes.fr est la géolocalisation préalable à une recherche d’adresse.

Rappelons qu’il existe aujourd’hui 3 techniques de géolocalisation :

  • Triangulation GPS : l‘utilisateur se localise de lui même par satellite.
  • Triangulation 2G/3G : l’utilisateur est localisé par son opérateur via antennes de téléphonie mobile. L’opérateur lui envoie ensuite ses coordonnées.
  • Triangulation Wifi : l‘utilisateur se localise de lui même grâce à des Hot Spot Wifi. Ces HotSpots doivent être localisés au préalable : c’est un prérequis.

Les téléphones de nouvelle génération, comme les iPhones ou Android, savent utiliser ces 3 techniques. Les PC portables peuvent tirer partie de la localisation Wifi.

la gestion de la balise <geolocation> permettra à ces téléphones et PC portables d’accéder de nouveaux usages très intéressants. On peut citer par exemple :

  • des usages grand public : informations sur évènements de proximité, réseaux sociaux / trouver ses amis, surveillance des enfants, surveillance des personnes âgées, aide à la navigation pour les piétons, etc.
  • des usages professionnels : réseautage sur salons professionnels, publicité ciblée, suivi de colis / optimisation des tournées pour les transporteurs, information passagers dans les transports en commun, positionnement sur terrain d’action pour les militaires ou professions à risques, etc.

En attendant HTML5, il est déjà possible de tester la géolocalisation via navigateur au travers de technologies propriétaires : Yahoo FireEagle et Google Latitude. Ces technologies passent par l’installation d’un plugin sur le navigateur.

Je vous invite à les tester….

Sur ce sujet, voir mon interview dans 01net.