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Étiquette : télécoms

Opérateurs télécom versus opérateurs SaaS (suite)

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Le propos de ce billet est de revenir sur la compétition entre les opérateurs télécom et les opérateurs SaaS. J’ai déjà abordé ce sujet dans ce billet : Faut il continuer à utiliser les opérateurs télécom pour la téléphonie ? et sur le site de l’atelier : Les opérateurs télécom sont-ils de bons opérateurs de service ?

Les services (email, messagerie instantanée, webconférence, stockage de fichiers, etc.) offerts par les pure players SaaS sont, selon moi, souvent plus pertinents que ceux offerts par les opérateurs télécoms. Et on pourrait conclure que ces opérateurs devraient se contenter d’offrir de la connectivité, ce qui constitue leur cœur de métier.
Ils ont par ailleurs souvent été tentés par des services propriétaires destinés à enfermer leurs clients : portails WAP de type Vodafone Live, Orange TV, iMode, etc., par toujours pour le bénéfice de leurs clients.

Je me suis rendu ce lundi à un Mobile Monday qui m’a permis de creuser le sujet. Gemalto y présentait des cartes SIM de seconde génération, permettant d’embarquer des applications comme MSN Messenger. Ces « cartes SIM applicatives » entrent donc en concurrence directe avec les applications fournies par l’App Store d’Apple, l’Android Market de Google, ou le BlackBerry App World. Elles permettent aux opérateurs de maitriser complètement le catalogue applicatif mis à disposition de leurs clients, et ainsi de les enfermer dans leur offre.
Par ailleurs, les opérateurs télécoms sont en train de déployer les technologies IMS (IP Multimedia Subsystem) sur leurs cœurs de réseaux. Ces technologies leur permettront, d’offrir de nouveaux services : Voix sur IP, Push to talk, jeux multi-joueurs, vidéoconférences, messagerie instantanée, services communautaires, information de présence et partage de contenus (source : Wikipedia).

De son côté, Google, acteur emblématique du SaaS, est en train d’investir dans les réseaux satellitaires, et il propose Android, une plateforme mobile Open Source, qui permet une grande indépendance vis à vis des opérateurs télécom et des constructeurs de téléphones.

La bataille ne fait selon moi que commencer….

Qu’en pensez vous?

Faut il continuer à utiliser les opérateurs télécom pour la téléphonie ?

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J’ai évoqué dans ce billet, la future solution de voix sur IP de Google : Google Voice permettra de souscrire des lignes téléphoniques auprès du géant de Mountain View.

Il existe dors et déjà de nombreuses offres de téléphonie sur IP, indépendantes d’un opérateur télécom, et qui permettent de téléphoner sans passer par un ordinateur : l’incontournable Skype, mais aussi celles d’acteurs moins identifiés, comme OVH. OVH propose des lignes téléphoniques qui respectent le standard SIP (Session Initialisation Protocol). Il est possible d’accéder à ces lignes depuis un téléphone classique ou un téléphone logiciel et ce quelque soit l’endroit où l’on se trouve sur la planète.

Cette possibilité m’amène à poser la question suivante : faut-il passer par un opérateur télécom pour souscrire une ligne téléphonique ?

Beaucoup d’entre vous me répondront oui, car l’usage et l’habitude vont dans ce sens. Et les opérateurs télécom ont l’avantage de garantir la qualité de service et la confidentialité des conversations.
La question pourrait se poser de la même manière pour les boites emails, et on constate que peu de gens utilisent leur boite en 06xxxxxxxx@operateur.com
On peut donc voir les chose sous le même angle pour les lignes téléphoniques : considérer que ce sont des services, à souscrire auprès d’opérateurs de services, et cantonner les opérateurs télécoms à leur cœur de métier : fournir de la connectivité filaire/Wifi/2G/3G.
En effet il est clair que certains opérateurs SaaS fournissent des services plus pertinents que les opérateurs télécoms (j’ai déjà évoqué ce sujet sur le site de l’atelier).

Par ailleurs, on a vu au début des années 2000, avec Vivendi Universal que le modèle « opérateur télécom + contenus » n’était pas forcément pertinent. On peut donc s’interroger sur le modèle « opérateur télécom + services »…

Quoi qu’il en soit, souscrire une ligne téléphonique auprès d’un tiers devrait devenir de plus en plus courant. Et cette pratique devrait être facilitée par le lancement de l’extension .tel. Cette extension permet de joindre quelqu’un à partir d’un nom de domaine comme plouin.tel (vous pouvez tester : le lien est actif). Elle permet de passer un appel sans connaitre le numéro de son correspondant. Elle fait donc abstraction du type de ligne téléphonique qu’on utilise et de son fournisseur.

Qu’en pensez-vous ?

"Les opérateurs télécom sont-ils de bons opérateurs de service?" sur atelier.fr

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J’ai publié la semaine dernière une chronique sur le site de l’Atelier BNP Paribas.
J’y explique comment les opérateurs télécoms se positionnent en concurrents des opérateurs SaaS, avec plus ou moins de pertinence.

La chronique : Les opérateurs télécom sont-ils de bons opérateurs de service ?.

Vos commentaires sont les bienvenus…

Reparlons des réseaux

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J’ai évoqué dans ce billet des parallèles entre 4 types de réseaux : le cerveau, Internet, le Web, les réseaux sociaux.

Le tableau suivant résume le propos de ce précédent billet :

La lecture de « Comment le Web change le monde » (voir ce billet) m’a permis d’affiner ces idées, en ajoutant la couche sémantique, le fameux cheval de bataille de Tim Berners Lee.

Pour Mémoire, Tim Berners Lee est l’inventeur du Web et le directeur du World Wide Web Consortium (W3C). Il fait la promotion du Web sémantique depuis le début des années 2000. Son principe est d’ajouter du sens aux pages Web en les dotant de métadonnées permettant de les classifier par thématique, et de caractériser leur contenu. Pour les lecteurs familiers du knowledge management, le projet de Berners Lee revient plus ou moins un créer un thésaurus à l’échelle du Web. Ces métadonnées seront écrites dans une grammaire XML intitulée RDF (Resource Description Framework).

Le réseau sémantique est donc un nouveau réseau qui s’appuie sur le Web, mais interconnecte des concepts plutôt que des pages. Un concept peut être décrit sur plusieurs pages de plusieurs sites. Par exemple, le concept d' »architecure » est défini sur Wikipedia qui fait référence à de nombreuses autres pages permettant de l’affiner.

Le schéma suivant propose une synthèse sur les relations entre ces différents types de réseaux :

Qu’en pensez vous?

Femtocells : la fin du Wifi ?

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Je m’intéresse depuis quelques mois déjà au concept des Femtocells. Il s’agit, pour les opérateurs de téléphonie mobile, de déployer des antennes (2G/3G) directement chez leurs clients : entreprises ou particuliers.
Le déploiement de nouvelles antennes dans le paysage urbain est souvent impossible, faute de nouveaux immeubles prêts à les accepter.
L’intérêt des Femtocells est de renforcer les réseaux télécom, souvent saturés, par des relais de proximité au plus près des utilisateurs ; ces nouvelles antennes ne nécessitant l’accord que des utilisateurs concernés.
Il va sans dire que les Femtocells sont beaucoup moins puissantes que les antennes disposées sur les toits : pour information, ces dernières sont entourées par une zone « no man’s land », matérialisée par un cercle au sol, dans laquelle in est très dangereux de pénétrer. Et les techniciens de maintenance utilisent un protocole de désactivation avant de s’en approcher.

Les FemtoCells sont donc de petites antennes, comparables aux bornes Wifi, et intégrables dans une box ADSL (type Live Box ou Freebox).
SFR s’apprêterait à lancer des boxes Femtocells prochainement…

De mon point de vue, les Femtocells sont très intéressantes à deux titres :

  • Elles permettent d’améliorer la réception 2G/3G dans les zones mal couvertes (zone blanches) ou saturées (par exemple : la Défense)
  • la 3G est beaucoup plus simple à utiliser que le Wifi : en effet, elle intègre le roaming, c’est à dire la capacité à basculer simplement d’une antenne à une autre de manière transparente. De fait, le Wifi permet le nomadisme (travailler dans différent lieux), mais pas la mobilité (travailler en se déplaçant).

Ainsi, si la 3G avait le même débit que le Wifi, elle pourrait le remplacer grâce aux Femtocells, compte tenu de sa meilleure ergonomie.
Il fut une temps où l’on annonçait le triomphe du Wifi sur la 2G/3G : les Femtocells pourraient bien inverser la situation avec la 4G.

Qu’en pensez vous?