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Étiquette : mobilité

Quelques perspectives pour 2011…

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Je me suis lancé dans un petit exercice de prospective sur le blog OCTO, pour partager mon sentiment sur les sujets à suivre en 2011.

J’y aborde :

  • Le cloud computing
  • la mobilité
  • la fédération d’identité
  • les architectures à haute performance
  • les interfaces gestuelles
  • Open Data
  • l’internet des objets
  • les réseaux sociaux d’entreprise

Le billet se trouve ici.

N’hésitez pas à faire des commentaires…

Les perspectives de la réalité augmentée (suite)

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J’ai déjà abordé la thématique de la réalité augmentée ou AR (Augmented Reality) dans un précédent billet.

Sur le sujet, je vous invite à lire cet intéressant article qui énumère les cas d’usage de l’AR.

Le propos de ce nouveau billet d’essayer de dessiner l’évolution à venir de ces technologies, au travers de 4 niveaux de maturité.

Niveau 1 : les points d’intérêt

Mon précédent billet présentait la réalité augmentée comme un ensemble de couches d’information projetées en surimpression sur le monde réel, généralement au travers de l’écran d’un téléphone mobile. Ces couches sont constituées d’un ensemble de points d’intérêt, à la manière de ce ceux des appareils GPS, ou à la manière des données KML affichées sur les fonds de carte Google Maps.

L’application Layar, disponible aujourd’hui sur Android et iPhone, est la parfaite illustration de ce mode de réalité augmentée : elle permet d’afficher diverses couches : des informations issues de Wikipedia sur les monuments, les restaurants, les stations de métro, les prix au mètre carré des immeubles, etc.

AR : points d'intérêt

Niveau 2 : l’intégration de formes 3D

L’application Layar est capable depuis peu d’afficher des objets en 3D. Cette possibilité permet d’envisager des usages beaucoup plus sophistiqués de la réalité augmentée, grâce à la présentation d’informations visuelles en surimpression de la réalité (voir exemple ci dessous). On atteint selon moi un second niveau de maturité.

AR - pacman

Niveau 3 : l’analyse en temps réel

J’ai évoqué jusqu’à présent des systèmes purement orientées affichage, incapable d’interagir avec la réalité elle même.

On franchirait un nouveau niveau de maturité avec des applications capables de reconnaître des formes ou des images dans notre environnement réel, d’interpréter notre contexte, et de déclencher des traitements ad-hoc.

Il existe dores et déjà des expérimentations consistant à reconnaître des visages ou bien la couverture des livres par traitement d’image, mais pas de reconnaissance de forme généraliste. De plus, à ma connaissance, ces technologies ne sont pas encore disponibles sur des appareils mobiles comme les iPhones ou les appareils Android. Et je doute que de tels appareils disposent aujourd’hui d’une puissance suffisante pour une analyse de contexte général en 3D.

Le niveau 3 est donc prospectif.

Niveau 4 : « wearable »

Enfin, la réalité augmentée sur téléphone mobile est très satisfaisante, mais elle a ses limites : elle monopolise une main.

Le 4ème niveau de maturité utiliserait donc un équipement attaché au corps : on parle pour cela de wearable computer.

Cet équipement peut être fixé sur le torse de l’utilisateur  : c’est le cas du dispositif expérimental de Pranav Mistry du Media Lab au MIT (voir vidéo ci dessous).

On peut aussi imaginer un dispositif fixé sur la tête pour suivre les mouvements du regard, comme, par exemple, des lunettes augmentées.

Les dispositifs de niveau 4 ne sortiront pas avant 3 ans sur le marché, j’en ai peur.

eBooks : où allons nous?

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J’ai eu l’occasion de faire une veille active sur les eBooks ces derniers temps, et je vous propose une petite synthèse de ma perception de ce marché.

Un basculement inexorable du marché de l’édition ?

J’ai déjà parlé dans ce billet de la mutation des marchés de la musique et de la vidéo à la suite des pratiques de téléchargement illégal. Le monde de la presse est lui aussi en souffrance avec le basculement progressif des lecteurs et annonceurs vers la presse en ligne. Nous avons ainsi assiste à la disparition progressive de la presse papier informatique (Le Monde Informatique, Décision Informatique, CIO, etc.) ; et les bloggeurs commencent à constituer une forme de concurrence pour les journalistes et les auteurs.

Dès lors, le métier de l’édition semble être le prochain candidat à un changement de paradigme. Je pense que seront visés dans un premier temps : l’édition « jetable » au format poche (romans de gare), les livres scolaires, techniques ou spécialisés, la presse quotidienne et spécialisée. Puis pourrait venir le tour de la presse magazine et de la littérature.

Les « bouquineurs »

Francis Pisani a introduit le terme bouquineur sur son blog pour désigner les lecteurs de contenus eBook. Ces lecteurs sont des interfaces d’un nouveau genre avec un écran permettant un grand confort de lecture et une grande autonomie. Ils reposent presque tous sur la technologie d’ « encre électronique » E-ink, issue du MIT Media Lab.
Parmi leurs avantages sur les livres papier, on peut citer : les gains en poids/espace, la navigation hypertextuelle, la recherche plein-texte, le marque page intégré, l’ajustement  de la mise en page (taille des caractères), le caractère non permanent des annotations, la restitution simple des ouvrages en cas de perte, le moindre prix au livre, la possibilité d’intégrer vidéo & son, la vocalisation du livre.

Leurs principaux inconvénients sont : la perte du rapport au papier et du feuilletage, des annotations souvent limitées, un besoin de recharge, une certaine fragilité, les problèmes de pérennité des formats et des DRM, l’absence de notion de livre d’occasion.

Leur marché est en pleine explosion en cet automne 2009 :

  • Sony propose 3 modèles : le Reader Pocket Edition, le Reader Touch Edition (tactile), le Reader Daily Edition (connecté en 3G)
  • Amazon propose 2 modèles, malheureusement indisponibles en Europe : le Kindle (format poche) et le Kindle DX (format quotidien). La plateforme Amazon est très innovante car les Kindles ont été les premiers appareils directement connectés à une librairie en ligne en 3G.
  • iRex propose l’iLiad, vendu avec la version numérique des Echos
  • De nombreux autres modèles sont annoncés pour la fin de l’année : iRiver Story, Endless Technologie BeBook, Asus Eee-Book, Plastic Logic e-Reader, etc.

L’iPhone constitue un outsider de taille : avec 3 millions de lecteurs d’eBook, c’est la plateforme qui connaît la plus forte adoption.

Les formats d’eBooks

Il existe de nombreux formats disponibles :

  • des formats dits « classiques » : PDF, RTF, TXT, DOC, etc.
  • des formats propriétaires dédiés aux eBooks : Amazon AZW & MobiPocket, Sony BBeB, etc.

Le format le plus prometteur pour devenir un standard est ePub, un dérivé de XML, publié par le l’International Digital Publishing Forum (IDPF). Il est supporté par Google, Adobe, Sony, et d’autres…

Les forces en présence

Une des premières initiatives de numérisation de livres a été le projet Gutenberg, une entreprise menée à partir des années 70 par un philanthrope nommé Michael Hart. Ce projet porte uniquement sur des ouvrages libres de droits. Il en propose 30 000 en téléchargement.

Amazon a de son côté numérisé plus de 350 000 livres pour les besoins de son Kindle Store. Il est d’ailleurs possible de feuilleter ces livres en ligne depuis la librairie « papier » avec la fonction « search inside this book ».

Google même des travaux de numérisation titanesques en partenariat avec les bibliothèques universitaires, avec pour objectif de scannériser 50 millions de livres. La démarche de Google est un peu « au forceps » car la numérisation est effectuée avant de négocier avec les éditeurs. D’où une certaine exaspération de ce secteur…

Enfin, l’open content alliance est un regroupement d’acteurs qui souhaitent réagir à l’hégémonie de Google. Cette initiative a été lancée par Internet Archive et quelques universités. Elle a été rejointe par Yahoo, Amazon et Microsoft, dont les intentions sont un peu moins claires.

Les éditeurs et distributeurs « traditionnels » sont en phase d’observation car le marché du eBook est encore limité. Dunod, la Fnac ou Barnes & Nobles ont lancé des initiatives intéressantes… L’enjeu pour eux est de ne pas tomber dans le syndrome de Kodak qui est complètement passé à côté de la photo numérique.

sur le sujet je vous suggère de lire le blog d’Hubert Guillaud.

Ma perception

Il est clair pour moi que l’avènement des eBooks est une formidable opportunité pour l’auto-édition et pour une prise de parole renforcée des amateurs et autres bloggeurs.

Notons au passage que le risque de piratage des eBooks est grand car un livre pèse beaucoup moins lourd qu’un film ou un morceau de musique. Cependant, la lecture n’est pas un « divertissement » au même titre que la musique ou le cinéma. Peut-être cet aspect sera-t’il un frein au piratage de masse.

Il serait souhaitable pour nous, les utilisateurs, qu’ePub devienne un vrai standard et que l’on puisse accéder depuis n’importe quel bouquineur à n’importe quelle librairie d’eBooks, de préférence via une connexion 3G.

Enfin l’initiative de Google fait débat. Pour ma part je trouve positif que Google publie gratuitement 1 million d’ouvrages libres de droits au format ePub. S’il passe un peu au forceps, le géant de Moutain View fait tout de même bien avancer les choses.

Enfin, d’après ce que j’ai compris, Google numérise gratuitement pour le compte des bibliothèques en leur remettant une copie des ouvrages numérisés. Google ne sera donc pas le seul dépositaire de la connaissance collective : des duplicata existeront. En échange, le géant de Moutain View demande une exclusivité sur la recherche plein-texte dans les livres pendant 25 ans.

Cela me semble être un accord juste.

Qu’en pensez vous?

Les perspectives de la réalité augmentée

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J’avais parlé dans ces billets (Quelques tendances IT pour 2009, La géolocalisation dans les navigateurs) des formidables opportunités de la géolocalisation dans les applications IT. Cette fonctionnalité est déjà largement exploitée dans les applications mobiles sur iPhone ou Android.
La réalité augmentée est probablement la prochaine étape vers des applications encore plus contextualisées et vers l’ubimedia.
Pour mémoire, on peut définir la réalité augmentée comme la superposition d’informations à l’environnement réel. L’exemple de plus classique d’une telle interface est la « vision tête haute » dans les cockpits d’avion de chasse : les pilotes voient en effet des informations de vol s’afficher en surimpression sur le paysage.

Typologies de réalité augmentée

Il me semble qu’on peut distinguer deux types de réalité augmentée :

  • la superposition d’information sur un fond d’images issues d’une base de données : c’est le cas de SkyMap et Street View sous Android.
  • la superposition d’information sur l’environnement réel, capté par la caméra de l’appareil mobile : c’est le cas de Layar et Wikitude sous Android.

Contraintes techniques

Pour proposer des fonctions de réalité augmentée, l’appareil mobile doit connaitre le contexte précis de l’utilisateur : où il se trouve, et dans quelle direction il regarde. L’appareil doit donc disposer d’un capteur GPS et d’une boussole numérique.
C’est le cas de tous les appareils sous Android, c’est pourquoi ce système propose de nombreuses applications de réalité augmentée.
Le dernier iPhone (le 3GS) est équipé d’une boussole numérique : on devrait donc voir apparaitre rapidement des applications similaires sur l’AppStore d’Apple. Des rumeurs disent même qu’Apple devrait sortir à l’automne une mise à jour de l’iPhone dédiée à la réalité augmentée.

Perspectives

Pour reprendre le parallèle avec la géolocalisation, je vous propose de parler de couches, ou layers en Anglais.
Les systèmes comme Google Maps ou Mappy permettent de présenter des informations (points de vente, embouteillages, etc.) sur fonds de carte. On utilise en général le format KML pour superposer ces données aux cartes.
De la même manière, les outils de réalité augmentée permettent de superposer une ou plusieurs couches : noms des monuments, noms des stations de métro, amis présents aux environs, etc.
C’est en fait l’objet de l’application Layar : le nom Layar vient de layers et AR (Augmented Reality). L’objectif de ses concepteurs est de proposer un système pour superposer des couches de réalité augmentée. Layar est donc une sorte de navigateur d’un nouveau type. Il pourrait constituer le navigateur 3D que j’avais évoqué dans ce billet : Liens entre le Web & les mondes 3D.
Ce nouveau type de navigateur fait émerger la question de l’interopérabilité : aurons nous un format universel et standard pour les couches de réalité augmentée? Une sorte de KML de la réalité augmentée? Ou bien Apple ne risque t’il pas de proposer un format propriétaire à l’automne? L’avenir nous le dira…

On peut dors et déjà imaginer que de nombreuses applications mobiles contextualisées offriront plusieurs modes d’affichage :

  • un mode textuel
  • un mode géolocalisé sur fond de carte
  • un mode réalité augmentée

Il se pourrait que ces 3 modes deviennent un standard.

Qu’en pensez vous?

Quelles évolutions pour l’iPhone ?

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Apple a su, comme toujours, créer une forte attente autour de la nouvelle mouture de son iPhone, mais il est clair que l’iPhone 3G S n’apporte pas d’innovation fracassante.

Un millésime moyen pour 2009

Sur le plan logiciel, Apple a fait les mises à jour nécessaires pour corriger les défauts de jeunesse de son appareil et satisfaire ses utilisateurs : gestion du copier/coller, recherche dans tous les types de données.
Quelques mises à jour ont été proposées pour une mise en conformité avec les fonctionnalités proposées par la concurrence (en particulier Windows mobile) : dictaphone, capture vidéo, commande vocale, modem pour PC, etc.

Apple a aussi cédé du terrain à ses détracteurs en implémentant une fonctionnalité peu utilisée : le MMS. Je trouve cela regrettable car j’appréciais le parti pris d’Apple sur la suppression des fonctions inutiles, comme la visiophonie (voir ce billet).
La plupart de ces nouveautés logicielles sont disponibles gratuitement pour les anciens iPhones : l’achat de l’iPhone 3G S est donc inutile pour en disposer.

Sur le plan matériel, l’iPhone 3G S propose un processeur plus rapide, un espace de stockage plus important, un appareil photo plus puissant : des améliorations classiques, rien de très innovant là dedans.

Et le nouvel appareil dispose d’une boussole numérique, qui lui permet d’orienter les cartes en fonction de la position de l’utilisateur. Cette fonction lui permet de se mettre à jour vis à vis des appareils sous Android.

Et après ?

Les prochaine générations d’appareils mobiles embarqueront probablement des fonctions de paiement sans contact (via NFC) et de détection des marqueurs RFID.

Pour ma part, j’attends une évolution des ces appareils vers une plus grande connaissance du contexte utilisateur.
Je pense que les innovations matérielles à venir porteront sur des capteurs de plus en plus sophistiqués :

  • capteurs d’altitude pour une géolocalisation en 3 dimensions
  • accéléromètres capables de détecter un contexte de déplacement (voiture, train, etc. en fonction de la vitesse et des accélérations)
  • capteurs météorologiques : température & humidité
  • capteurs de paramètres vitaux : rythme cardiaque, tension artérielle

Ces nouveaux types de capteurs permettraient d’adapter le comportement de l’appareil au contexte.
Par exemple, la commande vocale pourrait être activée dans une voiture et désactivée dans un train. Ils permettraient aussi de détecter les bouchons et ralentissements des transports en commun.
Les capteurs météorologiques permettraient des conseils vestimentaires, ils permettraient aussi de multiplier le nombre de points de collecte et de créer une « météo 2.0 » basée sur une forme d’intelligence collective.
Enfin, les capteurs de paramètres vitaux permettraient de détecter les excès des sportifs ou les accidents des personnes âgées.

Qu’en pensez vous?