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Étiquette : GreenIT

Des Green Patterns ? (suite)

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J’avais évoqué sur ce blog le Green Challenge organisé dans le cadre de L’Université du SI 2010

Ce concours avait pour objectif de faire émerger des patterns de développement permettant d’améliorer la sobriété des logiciels, ou “Green Patterns”.

Vous trouverez les résultats du Challenge sur cette page et les Green Patterns obtenues sur celle ci.

Vous pouvez aussi visualiser la conférence de présentation de ces résultats ci dessous :

Des Green Patterns ?

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Les réflexions autour du Green IT portent souvent sur l’optimisation de la consommation énergétique des datacenters et des postes utilisateurs. Les moyens de cette réduction sont :

  • Des datacenters plus sobres, avec un PUE (Power usage effectiveness) proche de 1 (voir ce billet).
  • Des PC plus sobres en utilisant des machines basées sur des systèmes allégés, ou bien la virtualisation du poste de travail.

Il y a, sans aucun doute, un potentiel important de réduction de la consommation électrique en travaillant uniquement sur la partie infrastructure et matérielle des applications. Cependant, il y a aussi un potentiel de plus grande sobriété au niveau du code applicatif.

Le monde des développeurs connaît déjà les design patterns, bonnes pratiques d’écriture de code en langage Java ou autre. Ces design patterns permettent d’écrire un code maintenable, sécurisé, stable, performant… mais elles ne se focalisent pas sur la fabrication d’un code sobre en termes de cycles CPU.

Dans le cadre de l’Université du Système d’Information 2010, OCTO va organiser un concours de code sobre : le Green Challenge 4 USI 2010.

Notre objectif est de faire émerger, puis de partager des patterns de sobriété, ou Green Patterns.

Nous ne connaissons pas ces patterns à l’avance… Mais nous avons deux intuitions :

  • De même que les légumes affichent aujourd’hui leur provenance sur les marchés, il serait vertueux que les applications informatiques annoncent leur consommation énergétique.
  • A la manière des voitures solaires qui avancent très lentement, une application sobre pourrait privilégier sa sobriété en Watts à une interface multimédia sophistiquée

Une page Wikipedia présente les Green Patterns. Elle sera complétée à la suite des résultats du challenge.

Vers plus de simplicité dans les architectures IT

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L’objet de ce billet est mettre en lumière une tendance actuelle vers des architectures informatiques plus simples, plus pragmatiques, et plus sobres.

Cette tendance est, selon moi, liée à diverses causes :

  • Un certain ras le bol de la complexité chez les développeurs : beaucoup d’entre eux sont fatigués par la complexité des architectures logicielles. Par exemple, certains délaissent les frameworks JEE pour les POJO (Plain Old Java Object) ou parlent même d’Essential Java.
  • La fin de la loi de Moore : l’augmentation constante et régulière de la puissance des processeurs permettait de ne pas trop se soucier de la performance de son architecture. Cela est en train de changer.
  • Un souhait d’une informatique plus sobre : les datacenters consomment tellement d’énergie que leur facture électrique constitue un centre de coût considérable. De plus, ils dégagent tellement de chaleur qu’on arrive à la limite des possibilités du refroidissement par air. Le refroidissement par fluide inerte va vite se révéler nécessaire (voir ce billet).

La tendance à la simplicité se concrétise tant côté serveur que côté poste de travail.

Plus de simplicité côté serveur

Les enseignements du Web2.0 ont été largement entendus pas les concepteurs de plateformes de développement (JEE, .NET, etc.) : le style REST fait aujourd’hui largement consensus, et la galaxie WS-* fait sa traversée du désert.

Par ailleurs, les services issus des acteurs du Cloud Computing permettent de développer une application à moindre frais via l’intégration par Mashups. Il existe de nombreux services opérationnels et gratuits qu’il est absolument inutile de recoder :

  • Cartographie (Google Maps, Bing Maps, etc.)
  • Paiement en ligne (Paypal, Google Checkout, etc.)
  • Suivi de trafic (Xiti, Google Analytics, etc.)
  • Fournisseurs d’identité OpenID
  • Stockage de médias (Flick, Youtube, etc.)
  • etc.

Une tendance forte chez les acteurs du Cloud Computing est d’employer des architectures que je qualifierai de dénormalisées afin d’obtenir de meilleures performances. Ainsi un certain nombre d’entre eux utilisent des systèmes de persistance non relationnels et non transactionnels. Un mouvement est né de cette approche : le groupe NoSQL (voir cet article de ZDnet et ce billet sur le blog OCTO).

Par ailleurs, les acteurs du Cloud Computing utilisent des architectures logicielles très véloces, souvent basées sur des composants Open Sources optimisés, là où de nombreuses entreprises empilent des Windows / Oracle / Websphere. Ce type de pratique commence à intéresser les entreprises.

Plus de simplicité côté poste utilisateur

Côté poste de travail, l’échec de Vista a montré que les utilisateurs attachent plus d’importance à la vélocité d’un système qu’à des gadgets d’interface comme le basculement en 3D entre fenêtres. Le temps de boot d’un ordinateur est essentiel : Microsoft l’a oublié pendant un temps à ses dépends. Même si Windows 7 a corrigé le tir, Vista a ouvert le champ à des systèmes beaucoup plus simples et véloces. Un certain nombre d’entre eux sont en cours de finalisation : Moblin, JoliCloud, Chrome OS. Ces systèmes sont tout simplement des navigateurs Web propulsés par un noyau Linux.

La palme du retour à la  simplicité va à l’iPhone : en effet, Apple a osé sortir en 2007 un système d’exploitation Mono-tâche. Ce parti pris a deux objectifs : offrir aux utilisateurs une forte vélocité et économiser la batterie.

Il a obligé Apple a faire quelques contorsions  :

  • quelques applications ont le droit d’exister en tâche de fond (téléphone, email, SMS, musique, etc.)
  • l’absence de multi-tâche est pour les autres applications est compensée par un système de push qui permet de les « réveiller ».

L’approche d’Apple me semble très élégante et elle a largement remis en question Windows Mobile.

En conclusion

Le retour à des architectures simples me parait intéressant à plusieurs titres : meilleure performance pour les utilisateurs, plus grande sobriété et respect de l’environnement.

Cette tendance permet aussi d’envisager une informatique de pure commodité, véritablement robuste  : j’entends par là des datacenters et des postes de travail destinés à durer 20 ans.

Technorati : BDUWSEZQMY7D

Nouveaux paradigmes du Green IT

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J’ai été invité, la semaine dernière, au salon Med-IT, qui se tenait à Casablanca. J’y ai fait une présentation sur le Cloud Computing et j’ai pu suivre plusieurs sessions intéressantes sur la thématique du Green IT. Le propos de ce billet est de synthétiser les idées qui m’ont marqué sur l’informatique responsable.

L’IT, un concurrent pour l’humanité ?

Un intervenant a fait un parallèle intéressant entre la consommation de l’IT et celle des humains. Il semblerait que :

  • Un rack, c’est à dire une unité serveur au sein un datacenter, consomme autant d’électricité qu’un ménage
  • Une baie de serveur consomme autant d’électricité qu’un immeuble. Le parallèle est d’autant plus amusant qu’une baie de serveur a la même forme que des appartements superposés au sein d’une tour d’habitation.
  • Un datacenter d’envergure consomme autant d’électricité qu’une ville

Il en résulte une possible concurrence entre les villes humaines et les datacenters pour l’accès à l’énergie. J’ai même entendu que cette concurrence était avérée en région parisienne où EDF ne peut plus augmenter suffisamment sa production d’énergie pour permettre l’implantation de nouveaux datacenters.

Cette idée de concurrence entre l’homme et la machine m’a amusé car elle est au cœur de nombreux films de science fiction.

Une facture jusqu’ici ignorée par les DSI

J’ai appris aussi que la plupart des DSI ignorent complètement la facture électrique de leur datacenters, car cette facture est généralement payée par les services généraux, au même titre que le chauffage. Il semblerait que cette facture représenterait 50% des coûts de l’IT dans un futur proche. Il parait donc complètement incroyable que les DSI tentent de rationaliser leurs coûts en en ignorant une partie essentielle…

De la même manière que pour la téléphonie sur IP, la récupération par la DSI de la gestion de la consommation électrique devrait contribuer à mieux maîtriser les coûts.

Vers des datacenters autorégulés

J’ai souvent entendu parler des Smart Grids. Lorsque j’ai rencontré ce terme pour la première fois, c’était dans la bouche d’un collaborateur d’Areva. Il m’avait expliqué qu’il s’agissait d’un système de gestion intelligente destiné aux producteurs électriques : grâce à des capteurs placés dans le réseau et chez les particuliers, le producteur d’électricité est capable d’adapter sa production à la demande en temps réel.

Puis j’ai assisté à un Clean Tuesday parisien en septembre. Le terme « Smart Grid » semblait y désigner toute infrastructure capable de s’autoréguler.

Les intervenants de Med-IT ont évoqué des datacenters capables d’éteindre des machines en cas de baisse de charge. Le modèle de consolidation des datacenters deviendrait donc :

  1. Regroupement des applications sur un site unique
  2. Mutualisation des outils d’administration
  3. Rationalisation des ressources machines
  4. Virtualisation de l’exécution et du stockage
  5. Recours à un système de régulation dynamique capable d’éteindre les machines inutilisées

L’objectif de cette régulation intelligente est d’atteindre un PUE (Power usage effectiveness) proche de 1, alors qu’il est généralement proche de 3.

Pour mémoire, un PUE à 1 signifie que toute l’énergie est utilisée par les applications hébergées, tandis qu’un PUE à 3 signifie que seulement 1/3 de l’énergie est au service des applications. Les 2 autres tiers alimentent les systèmes de refroidissement et l’infrastructure (routeurs, lecteurs de disques, etc.)

Google doit être proche du niveau de maturité maximal, puisque le géant du Cloud Computing à communiqué sur un PUE de 1,21…