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Mois : juin 2013

Le coffre-fort Cloud – extrait de « Tout sur le Cloud personnel »

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Ce texte est extrait de mon livre « Tout sur le Cloud personnel » disponible en version papier sur dunod.comAmazon.frfnac.com,  en version numérique sur l’iBookstore d’Apple et sur Kindle.

Avant de songer à un coffre-fort Cloud, on peut s’interroger sur les bénéfices de numériser ses documents importants. Ils sont multiples :

  • un document numérique peut être dupliqué à l’infini sans perte de qualité. A contrario, les photocopies de photocopies deviennent vite illisibles,
  • un document numérique est facile à classer, à rechercher,
  • une archive numérique prend beaucoup moins de place qu’une archive papier,
  • un document numérique peut être facilement conservé en plusieurs endroits, pour plus de sureté.

N’oublions pas, cependant, qu’un document numérisé n’a pas la même valeur juridique que son original papier. S’il est intéressant de numériser ses feuilles de paye par sécurité, il ne faut pas jeter les originaux…

Notons que la qualité de certains appareils photo des téléphones actuels est telle que l’on peut les utiliser comme des scanners : cela facilite les tâches de numérisation simple. Pour numériser des ensembles de documents conséquents, on peut utiliser des services de reprographie qui convertissent une pile de feuilles en un document numérique unique.

Les documents candidats à la numérisation sont : les factures, les feuilles de paye, les papiers d’identité (carte identité, passeport, etc.), les contrats, les actes notariés, les bons de garantie, les modes d’emploi d’appareils, etc.

Le Cloud offre des bénéfices supplémentaires pour un coffre-fort numérique :

  • les documents sont accessibles où que l’on soit. Par exemple, en cas de passeport perdu à l’étranger, on peut facilement en récupérer une copie;
  • Le Cloud offre une très forte garantie d’intégrité sur les documents, ce qui est crucial dans le cadre d’un coffre numérique (voir chapitre 8);
  • Le Cloud offre une capacité quasi-illimitée et permet de stocker facilement 20 ans de factures ou 40 ans de feuilles de paye ;
  • certains services Cloud font la collecte automatique des documents chez les différents fournisseurs (factures chez les opérateurs télécom, relevés dans les banques, etc.) Ainsi, il est inutile de passer du temps à faire un classement fastidieux ;
  • certains services Cloud offrent la garantie que le document n’a pas été altéré, grâce au principe de la signature électronique. Un document extrait du coffre peut donc avoir une valeur juridique.

La collecte automatique de documents soulève un problème que nous avons déjà évoqué dans le cadre du Cloud bancaire : pour tous les fournisseurs (banque, énergie, télécom, etc.) qui ne supportent pas la délégation d’identité, l’utilisateur est obligé de fournir ses identifiant/mot de passe au coffre-fort Cloud. Cette manière de faire est très discutable…

Pour la présentation des offres de ce type, référez vous à mon livre… 

le Cloud bureautique – extrait de « Tout sur le Cloud personnel »

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Ce texte est extrait de mon livre « Tout sur le Cloud personnel » disponible en version papier sur dunod.comAmazon.frfnac.com,  en version numérique sur l’iBookstore d’Apple et sur Kindle.

On parle de « bureautique » pour qualifier les outils de création et d’édition de documents, le plus souvent dans une activité de travail au bureau. La référence des outils bureautique est Microsoft Office qui propose un tableur (Excel), un traitement de texte (Word), et un outil de présentation (PowerPoint). Dans un contexte personnel, la bureautique est utile pour gérer des courriers administratifs (lettres aux impôts, à EDF, etc.), pour gérer ses dépenses, ou la liste des invités à son mariage… Les besoins sont généralement moins sophistiqués qu’en entreprise.

Les bénéfices d’un outil Cloud dans ce domaine sont les suivants :

  • Pas de nécessité d’acheter et installer un logiciel : les outils Cloud sont utilisables directement, et souvent gratuits. C’est particulièrement pratique pour un usage ponctuel.
  • Sauvegarde simplifié ne nécessitant pas de classement : Il est inutile de faire « enregistrer sous » et de choisir l’endroit de la sauvegarde. La sauvegarde est automatique dès la création du document. C’est utile aux personnes qui ont du mal à se souvenir où elles ont sauvegardé un document, et ça évite de perdre son travail car on a oublié de cliquer sur « sauver ». Un moteur de recherche permet généralement de retrouver les documents sans avoir à les classer.
  • Fonctionnement de type Wiki : à la manière de Wikipédia, les outils de bureautique Cloud conservent toutes les versions successives d’un document. Ainsi, il est possible de revenir à une précédente version. C’est particulièrement intéressant lorsque le document est partagé avec plusieurs personnes : un effacement de contenu accidentel ou mal intentionné peut être réparé simplement. Ce fonctionnement est fondamental pour Wikipédia, où la contribution est ouverte à tous. La « capacité illimitée » du Cloud facilite la conservation de nombreuses versions d’un même document.
  • Partage simple des documents avec d’autres personnes : pour consultation ou pour modification.
  • Possibilité de coédition : c’est à dire de modifier le document simultanément à plusieurs. Certains outils permettent la modification de deux parties de documents par deux personnes en même temps. C’est bluffant la première fois !

Pour la présentation des offres de ce type, référez vous à mon livre… 

Le Cloud du véhicule – extrait de « Tout sur le Cloud personnel »

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Ce texte est extrait de mon livre « Tout sur le Cloud personnel » disponible en version papier sur dunod.comAmazon.frfnac.com,  en version numérique sur l’iBookstore d’Apple et sur Kindle.

Depuis longtemps déjà, les avions échangent par radio des messages en quasi-temps réel avec le sol. Ces messages permettent d’informer les compagnies aériennes en cas de défaillance. Les avions sont aussi guidés depuis le sol au moment des phases d’atterrissage. Ce paragraphe fait le pari que d’autres types de véhicules, les voitures en particulier, bénéficieront de services similaires dans un futur proche. Ces services seront opérés via le Cloud.

La liste qui suit décrit des services actuellement opérationnels ou en phase de recherche et développement.

  • Diagnostic à distance : les voitures récentes disposent déjà d’une interface permettant de récupérer des données de température, de pression des pneus, de dysfonctionnement, etc. Il reste à les envoyer vers un Cloud pour permettre à leur propriétaire de connaître l’état de son véhicule : une sorte de « carnet de santé » du véhicule. Le propriétaire peut aussi être alerté lorsqu’il est temps d’aller faire une révision ou d’aller faire le plein. On peut même imaginer un calcul d’itinéraire qui tienne compte de l’arrêt dans une station-service dans son parcours et son temps de trajet.
  • Suivi de consommation d’énergie : à la manière du Cloud domotique, on verra sans doute un jour un Cloud de suivi de consommation d’essence des véhicules afin de mieux comprendre sa consommation et d’essayer de la réduire.
  • Amélioration des véhicules : on peut imaginer que les constructeurs collectent de manière anonyme dans un Cloud des mesures effectuées dans les véhicules pour améliorer leurs modèles.
  • Gestion d’accident : un service Cloud permettrait de détecter un accident du véhicule et d’appeler la dépanneuse en lui donnant son emplacement.
  • Police d’assurance selon le style de conduite : un service Cloud permettrait de collecter des informations sur le style de conduite (accélération, excès de vitesse, freinage brutal, etc.) d’un utilisateur consentant. Il serait ainsi possible de réduire la police d’assurance des conducteurs les plus prudents.
  • Diagnostic collaboratif sur le trafic : il est techniquement possible que toutes les voitures transmettent leur position à un Cloud central pour mieux connaître l’état des bouchons, et même les anticiper.
  • Trains de voitures : il est techniquement possible d’associer en groupe des voitures roulant sur autoroute, afin d’éviter l’effet accordéon liés aux accélérations et freinage des conducteurs. Un service Cloud permettrait d’associer ces voitures faisant un même trajet.
  • Covoiturage : il existe déjà des services Cloud de mise en relation de personnes qui souhaitent partager un véhicule.
  • Voiture sans conducteur : la Google Car utilise des données issues du Cloud Google.

Il est aussi possible qu’une voiture se connecte à un service Cloud de musique comme ceux décrits au chapitre 6.

Notons que Renault a présenté en 2012 « R-LINK » un système de tablette Android embarquée sur le tableau de bord du véhicule. Cette tablette disposera d’un App Store. Il est possible que certaines des pistes évoquées ci-dessus soient concrétisées par Renault.

Les concepts présentés dans cette introduction sont en partie prospectifs, la suite du paragraphe introduit des services opérationnels.

Pour la présentation des offres de ce type, référez vous à mon livre… 

Le Cloud domotique – extrait de « Tout sur le Cloud personnel »

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Ce texte est extrait de mon livre « Tout sur le Cloud personnel » disponible en version papier sur dunod.comAmazon.frfnac.com,  en version numérique sur l’iBookstore d’Apple et sur Kindle.

Le « Quantified Self »ou « quantification de soi » est une pratique assez récente qui consiste à mesurer de manière régulière ses paramètres corporels : poids, tension, alimentation, qualité du sommeil, nombre de pas effectués chaque jour, etc.  Dans le cadre de l’habitat, l’usage de capteurs est intéressant pour mieux connaître et améliorer sa consommation énergétique : électricité, gaz, fioul, énergies renouvelables, etc. On utilisera pour cela des capteurs de consommation, de température, de luminosité, d’humidité, d’ouverture des portes, etc.

Les mesures du Cloud domotique permettent de comparer sa consommation à un logement de référence, d’obtenir des propositions d’amélioration comme dans le cadre du Quantified Self. Par référence, on peut donc appeler la démarche d’amélioration de l’habitat « Quantified Home ». On peut même imaginer dans le futur que l’habitat s’autorégule en fonction du nombre de personnes présentes, de l’ensoleillement, etc.

Les fournisseurs d’énergie sont des candidats au Cloud domotique : ils ont un avantage, permettre une remontée automatique des mesures, et un inconvénient, être limité à la seule énergie qu’ils proposent. Les opérateurs télécom sont aussi des candidats car leurs Box ADSL peuvent servir de base centrale pour collecter les mesures de divers capteurs et les remonter vers le Cloud.

On se préoccupe aujourd’hui d’économiser l’énergie consommée par son logement, mais avec la raréfaction des ressources, on peut imaginer dans le futur vouloir économiser sa consommation d’eau, sa production d’ordure, etc. et mesurer ces éléments.

Le Cloud domotique peut aussi servir :

  • de télécommande pour fermer son chauffage et ses volets à distance (un usage qui nous parait anecdotique)
  • à alerter les propriétaires absents sur des intrusions (détecteur de présence), des dégâts des eaux (détecteur d’humidité), etc.

Les concepts présentés dans cette introduction sont encore un peu prospectifs : les offres sont immatures.

Pour la présentation des offres de ce type, référez vous à mon livre… 

Le Cloud de la Culture – extrait de « Tout sur le Cloud personnel »

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Ce texte est extrait de mon livre « Tout sur le Cloud personnel » disponible en version papier sur dunod.comAmazon.frfnac.com,  en version numérique sur l’iBookstore d’Apple et sur Kindle.

La tendance actuelle est à la dématérialisation des contenus culturels : de plus en plus de personnes n’utilisent plus de supports tangibles pour stocker leurs musiques et leurs films (et parfois leurs livres). Elles préfèrent utiliser un ordinateur ou un appareil nomade. Cela permet d’éviter un classement pénible, de faire des économies de place et de faciliter l’accès aux contenus en mobilité.

Dans ce contexte, l’intérêt d’un service Cloud pour l’accès à des contenus culturels est multiple. Tout d’abord, le Cloud offre diverses modalités d’accès à la culture :

  • Abonnement à un catalogue : divers services donnent accès à un vaste catalogue culturel contre un abonnement mensuel. C’est le cas de Spotify et Deezer pour la musique, de Canal Play Infinite pour les films et d’Amazon Premium pour les ebooks. Ce modèle intéresse en particulier les personnes curieuses de découvrir de nouveaux artistes, et qui ne tiennent pas à posséder les œuvres.
  • Location à l’acte : il existe essentiellement des services de ce type pour les films. C’est le cas d’iTunes Store, Canal Play, Arte VOD, TF1 Vision, etc. À nouveau, ce modèle cible les personnes qui souhaitent faire des découvertes.
  • Achat à l’unité et stockage des contenus de l’utilisateur : c’est le cas pour la musique avec iTunes, Google Music, Amazon Cloud Player, pour les livres avec Amazon Kindle, pour les films avec iTunes. Ce modèle intéresse les personnes qui écoutent toujours la même musique, revoient les mêmes films et souhaitent les posséder.
  • Radio personnalisée : plusieurs services proposent un système de radio correspondant aux goûts de l’utilisateur. Ce principe est proposé par Spotify, Pandora et LastFM.

Le Cloud permet aussi d’accéder aux contenus culturels, selon les modalités décrites ci-dessous, sur tous les appareils : ordinateur, tablette, téléphone, etc. Par ailleurs il permet de partager ses goûts en matière de musique/films/livres avec ses amis : favoris, avis et commentaires peuvent être ajoutés.

Enfin, le Cloud dessine une mutation dans l’accès aux biens culturels. Comme la musique, les films et les livres sont aujourd’hui largement dématérialisés, l’attachement à ces biens est amoindri. On est plus attaché à un livre papier ou un disque vinyle qu’à un fichier numérique… Par conséquent, les offres d’abonnement et de location à la demande vont probablement se généraliser à terme, ce qui pourrait aboutir à terme à la fin de la possession des biens culturels…

Pour la présentation des offres de ce type, référez vous à mon livre…