Skip to content

Mois : avril 2010

Cloud Desktop versus bureau Windows

Posted in publications

Je reproduis ici une tribune que j’ai publié la semaine dernière sur le site de l’atelier.fr :

Introduction au Cloud Desktop

Les systèmes d’exploitation « classiques » Windows et Mac proposent la personnalisation d’un environnement de travail en créant des liens entre des applications et des espaces de persistance de données. Je m’explique : le « menu démarrer » propose des liens vers les applications, tandis que l’«explorateur de fichiers» pointe vers divers espaces de stockage locaux ou distants. Les applications peuvent alors interagir avec les données en suivant ces liens.

Certains services du Cloud reprennent ces concepts : par exemple, il est possible d’éditer des fichiers bureautiques stockés sur box.net avec la suite zoho.com, de corriger des photos stockées sur flickr.com avec l’éditeur en ligne picnik.com, etc. Le Cloud propose aussi des environnements de travail, comme g.ho.st ou eyeos.org, qui tissent des liens vers des applications Cloud et des espaces de stockage Cloud. Je les appellerai Cloud Desktop.

Ne pas reproduire l’existant

La première génération de  Cloud Desktop a connu un échec car elle a voulu reproduire le bureau Windows à l’identique. Or, reproduire ce qui existait sans le changer pose ici des problématiques d’ergonomie et de performance. Il n’y a pas beaucoup d’intérêt à avoir, dans une page Web, des fenêtres applicatives flottantes ; ça devient même carrément ridicule quand on propose une fenêtre de navigateur Web dans un navigateur Web…

D’autres pistes de Cloud Desktop sont plus prometteuses : des pages personnalisable comme netvibes.com, ou bien des interfaces capables d’accueillir des « gadgets » tiers comme gmail.com. La sortie de la Google Apps Marketplace, il y a quelques semaines, marque une avancée majeure dans la montée en puissance du Cloud Desktop : elle permet en effet d’intégrer de nombreuses applications au sein de la suite Google. Ces applications sont alors appelables depuis le menu « more » (un pendant du « menu démarrer ») et elles peuvent exploiter des données stockées dans Googles Docs ou ailleurs.

Un bureau intégré ?

Le Cloud Desktop reprend donc le fonctionnement du bureau classique avec son « registre » en bénéficiant des avantages du Web. Il pose cependant un problème : celui d’une identité en ligne unique. En effet, accéder à N applications avec N identifiant/mot de passe est assez pénible. 2 solutions existent à ce problème : la première consiste à utiliser un Cloud Desktop intégré comme Google Apps. Avec cette approche intégrée, l’identité est centralisée par Google Apps. La seconde consiste à assembler soi même ses applications et espaces de stockages autour d’une identité fédérée. Pour suivre la seconde approche, il faut maitriser OpenID et les mécanismes de la fédération d’identité. Elle est donc réservée à des utilisateurs aguerris.

Dans le futur, on risque de retrouver avec Google Apps le syndrome d’enfermement qui a fait l’hégémonie de Windows depuis 15 ans. Et seuls les utilisateurs avancés, qui maitriseront la fédération d’identité, pourront éviter l’enfermement, un peu comme les utilisateurs de Linux qui ont appris à se passer de Windows.

Des Green Patterns ?

Posted in conférences

Les réflexions autour du Green IT portent souvent sur l’optimisation de la consommation énergétique des datacenters et des postes utilisateurs. Les moyens de cette réduction sont :

  • Des datacenters plus sobres, avec un PUE (Power usage effectiveness) proche de 1 (voir ce billet).
  • Des PC plus sobres en utilisant des machines basées sur des systèmes allégés, ou bien la virtualisation du poste de travail.

Il y a, sans aucun doute, un potentiel important de réduction de la consommation électrique en travaillant uniquement sur la partie infrastructure et matérielle des applications. Cependant, il y a aussi un potentiel de plus grande sobriété au niveau du code applicatif.

Le monde des développeurs connaît déjà les design patterns, bonnes pratiques d’écriture de code en langage Java ou autre. Ces design patterns permettent d’écrire un code maintenable, sécurisé, stable, performant… mais elles ne se focalisent pas sur la fabrication d’un code sobre en termes de cycles CPU.

Dans le cadre de l’Université du Système d’Information 2010, OCTO va organiser un concours de code sobre : le Green Challenge 4 USI 2010.

Notre objectif est de faire émerger, puis de partager des patterns de sobriété, ou Green Patterns.

Nous ne connaissons pas ces patterns à l’avance… Mais nous avons deux intuitions :

  • De même que les légumes affichent aujourd’hui leur provenance sur les marchés, il serait vertueux que les applications informatiques annoncent leur consommation énergétique.
  • A la manière des voitures solaires qui avancent très lentement, une application sobre pourrait privilégier sa sobriété en Watts à une interface multimédia sophistiquée

Une page Wikipedia présente les Green Patterns. Elle sera complétée à la suite des résultats du challenge.