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Mois : décembre 2009

Et si Microsoft abandonnait la marque Windows ?

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Ce titre un peu provocateur est issu de mes réflexions du moment sur le sens du mot « Windows » :

De l’utilité du multifenêtrage ?

Selon moi, le multifenêtrage est apparu dans les interfaces informatiques pour reproduire la métaphore du bureau, avec ses documents épars sur une surface de travail tangible. Je pense que la métaphore du bureau est largement dépassée aujourd’hui car nous avons depuis longtemps « digéré » les interfaces numériques (voir ce billet).

De plus, dans la pratique, le multifenêtrage ne sert pas à grand chose : je pense que vous passez comme moi toutes vos applications (bureautique et autres) en plein écran pour bénéficier du maximum de confort. Les rares cas d’usage du multifenêtrage sont le déplacement de fichiers entre répertoires et les fenêtres de messagerie instantanée.

Il me semble donc qu’on pourrait se passer de ce multifenêtrage, comme on s’en passe très bien sur les mobiles et certains netbooks. De fait, le nom « Windows » est attaché à un type d’interface dépassé.

La montée en puissance des interfaces tactiles

Les interfaces tactiles ont le vent en poupe. Elles se démocratisent sur les mobiles et vont faire leur entrée sur Windows 7.

J’ai eu l’occasion de tester au doigt  l’interface de Windows 7 avec son menu démarrer et son multifenêtrage : c’est totalement inutilisable. Et seules les applications développées spécifiquement pour un usage tactile ont un sens sous Windows 7. Il me semble donc que le multifenêtrage est complètement remis en question par le tactile.

une interface me semble beaucoup plus pertinente dans le contexte tactile : 10/GUI. Cette IHM marque la rupture avec le multifenêtrage….

Quelques mauvais souvenirs

Enfin, la marque Windows est largement associée dans nos esprits à un environnement propriétaire, fermé, à des procès anti-trust.

Je m’interroge d’ailleurs sur la marque « Windows Azure » : avec Azure, Microsoft a l’ambition de proposer une plateforme de Cloud Computing ouverte, capable d’exécuter du PHP, Java, etc. Pourquoi, dans ce contexte l’associer artificiellement à Windows qui n’a rien à voir avec le Cloud Computing et qui évoque la fermeture?

Enfin, le nom Windows est associé à des déceptions récentes pour les amateurs d’interfaces innovantes : Vista, Windows Mobile 6.5. Il serait donc temps de l’enterrer…

Qu’en pensez vous?

Vers plus de simplicité dans les architectures IT

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L’objet de ce billet est mettre en lumière une tendance actuelle vers des architectures informatiques plus simples, plus pragmatiques, et plus sobres.

Cette tendance est, selon moi, liée à diverses causes :

  • Un certain ras le bol de la complexité chez les développeurs : beaucoup d’entre eux sont fatigués par la complexité des architectures logicielles. Par exemple, certains délaissent les frameworks JEE pour les POJO (Plain Old Java Object) ou parlent même d’Essential Java.
  • La fin de la loi de Moore : l’augmentation constante et régulière de la puissance des processeurs permettait de ne pas trop se soucier de la performance de son architecture. Cela est en train de changer.
  • Un souhait d’une informatique plus sobre : les datacenters consomment tellement d’énergie que leur facture électrique constitue un centre de coût considérable. De plus, ils dégagent tellement de chaleur qu’on arrive à la limite des possibilités du refroidissement par air. Le refroidissement par fluide inerte va vite se révéler nécessaire (voir ce billet).

La tendance à la simplicité se concrétise tant côté serveur que côté poste de travail.

Plus de simplicité côté serveur

Les enseignements du Web2.0 ont été largement entendus pas les concepteurs de plateformes de développement (JEE, .NET, etc.) : le style REST fait aujourd’hui largement consensus, et la galaxie WS-* fait sa traversée du désert.

Par ailleurs, les services issus des acteurs du Cloud Computing permettent de développer une application à moindre frais via l’intégration par Mashups. Il existe de nombreux services opérationnels et gratuits qu’il est absolument inutile de recoder :

  • Cartographie (Google Maps, Bing Maps, etc.)
  • Paiement en ligne (Paypal, Google Checkout, etc.)
  • Suivi de trafic (Xiti, Google Analytics, etc.)
  • Fournisseurs d’identité OpenID
  • Stockage de médias (Flick, Youtube, etc.)
  • etc.

Une tendance forte chez les acteurs du Cloud Computing est d’employer des architectures que je qualifierai de dénormalisées afin d’obtenir de meilleures performances. Ainsi un certain nombre d’entre eux utilisent des systèmes de persistance non relationnels et non transactionnels. Un mouvement est né de cette approche : le groupe NoSQL (voir cet article de ZDnet et ce billet sur le blog OCTO).

Par ailleurs, les acteurs du Cloud Computing utilisent des architectures logicielles très véloces, souvent basées sur des composants Open Sources optimisés, là où de nombreuses entreprises empilent des Windows / Oracle / Websphere. Ce type de pratique commence à intéresser les entreprises.

Plus de simplicité côté poste utilisateur

Côté poste de travail, l’échec de Vista a montré que les utilisateurs attachent plus d’importance à la vélocité d’un système qu’à des gadgets d’interface comme le basculement en 3D entre fenêtres. Le temps de boot d’un ordinateur est essentiel : Microsoft l’a oublié pendant un temps à ses dépends. Même si Windows 7 a corrigé le tir, Vista a ouvert le champ à des systèmes beaucoup plus simples et véloces. Un certain nombre d’entre eux sont en cours de finalisation : Moblin, JoliCloud, Chrome OS. Ces systèmes sont tout simplement des navigateurs Web propulsés par un noyau Linux.

La palme du retour à la  simplicité va à l’iPhone : en effet, Apple a osé sortir en 2007 un système d’exploitation Mono-tâche. Ce parti pris a deux objectifs : offrir aux utilisateurs une forte vélocité et économiser la batterie.

Il a obligé Apple a faire quelques contorsions  :

  • quelques applications ont le droit d’exister en tâche de fond (téléphone, email, SMS, musique, etc.)
  • l’absence de multi-tâche est pour les autres applications est compensée par un système de push qui permet de les « réveiller ».

L’approche d’Apple me semble très élégante et elle a largement remis en question Windows Mobile.

En conclusion

Le retour à des architectures simples me parait intéressant à plusieurs titres : meilleure performance pour les utilisateurs, plus grande sobriété et respect de l’environnement.

Cette tendance permet aussi d’envisager une informatique de pure commodité, véritablement robuste  : j’entends par là des datacenters et des postes de travail destinés à durer 20 ans.

Technorati : BDUWSEZQMY7D

Le SaaS : une opportunité pour l’informatisation des PME marocaines

Posted in publications

J’ai fait une présentation sur le Cloud Computing, il y a quelques semaines, au salon Med-IT, qui se tenait à Casablanca.

A cette occasion, j’ai pu discuter avec diverses personnes des opportunités du SaaS pour les acteurs marocains. Suite à quoi, j’ai écrit cette tribune pour lalettredesasp.com : « Le SaaS : une opportunité pour l’informatisation des PME marocaines« .

Petit déjeuner Cloud Computing, jeudi 10 décembre

Posted in conférences

Je coanimerai jeudi prochain un petit déjeuner sur le Cloud Computing avec mes nouveaux collègues d’OCTO Technology : Marc-Antoine Garrigue, responsable de la R&D & Olivier Mallassi, architecte senior.

Nous aborderons les thématiques suivantes :

Le marché du Cloud Computing, après des années de maturation, est désormais en plein essor, proclamé comme une solution pérenne et efficace aux problématiques d’externalisation et de mutualisation.

Ce marché est cependant complexe, à l’image des technologies mises en oeuvre.
En qualité d’architectes nous analysons les concepts et solutions du marché afin de vous proposer une vision claire et vous permettre d’appréhender sereinement les questions et opportunités proposées par ce nouveau marché :
Par où commencer? Le Saas avec Google Apps ou Salesforce ?

Les premiers clients du Cloud Computing furent des start-up. Mes projets innovants peuvent-ils bénéficier de cette technologie ?
Quels sont les impacts de ces plateformes sur notre SI traditionnel et nos modes de travail ?

Pour en savoir plus et vous inscrire.

J’espère vous croiser la semaine prochaine…