Plateformes de Cloud Computing (2) : l’approche SalesForce

Ce billet constitue la seconde partie de mon panorama estival des plateformes de Cloud Computing.

L’offre PaaS de SalesForce s’intitule force.com. Elle se décompose en plusieurs couches :

  • Le service d’exécution de la plate-forme est basé sur Apex, un langage de haut niveau qui permet de créer rapidement des applications d’informatique de gestion : il n’est pas adapté à la création d’autres types d’applications. Ce langage est comparable à un RAD comme PowerBuilder ou Oracle Forms. Cependant, il n’est pas obligatoire de coder en Apex : il est souvent suffisant de customiser une application existante par simple paramétrage.
  • Force.com Database est le service de persistance. C’est une base de données, accédée par un langage de requêtage de haut niveau : SOQL, Salesforce Object Query Langage.
  • Force.com Connect est le service d’intégration. Il propose des connecteurs natifs pour Lotus, SAP et Oracle Business ; il supporte l’intégration web services, REST, JEE et .NET.
  • force.com propose l’authentification via sa propre base de comptes ou bien la fédération d’identité au travers du service SXIP.

La philosophie de force.com est d’offrir une plate-forme de développement rapide pour des applications de gestion. L’accent est donc mis sur la simplicité du développement et non sur la compréhension de l’architecture sous-jacente, ce qui est cohérent avec l’idée que l’architecture logicielle de la PaaS est du ressort de l’opérateur, non de l’entreprise utilisatrice. Salesforce a fait des efforts importants pour permettre une intégration facile avec l’existant de l’entreprise (délégation d’authentification à l’annuaire d’entreprise, connecteurs SAP, API Java et .NET, etc.).
Cette intégration ne nécessite pas un effort de développement important.
Cette approche est radicalement différente de celle d’Amazon, beaucoup plus axée sur une architecture totalement maîtrisée par les équipes techniques. Force.com plaira aux maîtrises d’ouvrages par sa proposition d’agilité et de délégation des tâches techniques. Tandis qu’AWS plaira aux équipes techniques qui souhaitent comprendre et maîtriser la plate-forme.

Guillaume Plouin

Directeur informatique chez Deveko. Auteur chez Dunod. Conférencier autour du Cloud et des Géants du Web.

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