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Mois : avril 2009

L’extension .tel relance le débat sur le partage de données d’identité

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J’avais évoqué dans ce billet la sortie de l’extension .tel (cf. guillaume.plouin.tel).

Cette extension permet de publier simplement ses coordonnées sur Internet : l’annuaire téléphonique universel est ainsi créé à l’initiative des utilisateurs, selon le principe du « crowdsourcing » issu du Web 2.0.

L’extension .tel pose cependant un problème de confidentialité : on ne souhaite pas forcément exposer son numéro de téléphone portable à tout le monde, ni exposer son email aux robots utilisés par les spammeurs pour se constituer une base de futures victimes. Il est donc indispensable de pouvoir restreindre la lecture de certaines coordonnées personnelles. Les inventeurs du .tel ont anticipé ce besoin, et ils proposent un système de groupes (mes amis, ma famille, mes collègues, etc.) habilités à accéder à certaines coordonnées.
Cette initiative est louable, mais elle repose la problématique de la définition centralisée du graphe social, c’est à dire de son cercle de relations.

Je vous propose une classification simplifiée des outils qui permettent de définir son réseau relationnel et d’exposer ses coordonnées :

  • Les réseaux à orientation professionnelle, comme Linkedin, Viadeo
  • Les réseaux à orientation personnelle, comme Facebook, Orkut ou Meetic
  • Les réseaux à orientation partage de carnet d’adresse, comme Plaxo, Unik
  • Les systèmes de « marketing personnel » comme ClaimID, Ziki
  • Les systèmes de présentation de profil à usage encore mal défini, comme Google Profile
  • Le .tel

Il est aujourd’hui difficile de gérer ses données d’identité et de maintenir à jour son graphe social sur l’ensemble de ces systèmes. Diverses initiatives ont émergé pour offrir une interopérabilité entre les graphes sociaux :

Pour l’instant, l’utilisateur se trouve devant l’impossibilité de partager simplement ses données d’identité sur plusieurs systèmes.

J’ai cependant bon espoir qu’un standard utilisable sorte du lot. Les choses ont un peu progressé dans un autre domaine de la gestion d’identité, celui de la fédération, où deux normes sortent du lot :
OpenID pour un usage personnel et SAML pour un usage Professionnel.

Pour le partage de profil d’identité, les enjeux sont plus importants car on touche à la problématique critique de l’exposition des données privées.
Espérons que les choses avancent malgré tout dans le bon sens…

Cloud Computing & SaaS sur TV4IT.net

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J’ai eu l’occasion de présenter mon livre  » Cloud Computing & SaaS » sur TV4IT.net il y a une dizaine de jours.

Cette interview a été l’occasion de revenir sur les bénéfices du modèle SaaS pour les décideurs, utilisateurs et informaticiens. Elle évoque aussi des craintes, parfois infondées, que peuvent avoir les DSI vis à vis des SaaS.

La vidéo est en ligne depuis aujourd’hui…

Faut il continuer à utiliser les opérateurs télécom pour la téléphonie ?

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J’ai évoqué dans ce billet, la future solution de voix sur IP de Google : Google Voice permettra de souscrire des lignes téléphoniques auprès du géant de Mountain View.

Il existe dors et déjà de nombreuses offres de téléphonie sur IP, indépendantes d’un opérateur télécom, et qui permettent de téléphoner sans passer par un ordinateur : l’incontournable Skype, mais aussi celles d’acteurs moins identifiés, comme OVH. OVH propose des lignes téléphoniques qui respectent le standard SIP (Session Initialisation Protocol). Il est possible d’accéder à ces lignes depuis un téléphone classique ou un téléphone logiciel et ce quelque soit l’endroit où l’on se trouve sur la planète.

Cette possibilité m’amène à poser la question suivante : faut-il passer par un opérateur télécom pour souscrire une ligne téléphonique ?

Beaucoup d’entre vous me répondront oui, car l’usage et l’habitude vont dans ce sens. Et les opérateurs télécom ont l’avantage de garantir la qualité de service et la confidentialité des conversations.
La question pourrait se poser de la même manière pour les boites emails, et on constate que peu de gens utilisent leur boite en 06xxxxxxxx@operateur.com
On peut donc voir les chose sous le même angle pour les lignes téléphoniques : considérer que ce sont des services, à souscrire auprès d’opérateurs de services, et cantonner les opérateurs télécoms à leur cœur de métier : fournir de la connectivité filaire/Wifi/2G/3G.
En effet il est clair que certains opérateurs SaaS fournissent des services plus pertinents que les opérateurs télécoms (j’ai déjà évoqué ce sujet sur le site de l’atelier).

Par ailleurs, on a vu au début des années 2000, avec Vivendi Universal que le modèle « opérateur télécom + contenus » n’était pas forcément pertinent. On peut donc s’interroger sur le modèle « opérateur télécom + services »…

Quoi qu’il en soit, souscrire une ligne téléphonique auprès d’un tiers devrait devenir de plus en plus courant. Et cette pratique devrait être facilitée par le lancement de l’extension .tel. Cette extension permet de joindre quelqu’un à partir d’un nom de domaine comme plouin.tel (vous pouvez tester : le lien est actif). Elle permet de passer un appel sans connaitre le numéro de son correspondant. Elle fait donc abstraction du type de ligne téléphonique qu’on utilise et de son fournisseur.

Qu’en pensez-vous ?

Microsoft Online Services versus Google Apps

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Je ne me suis pas exprimé sur la sortie de BPOS, Business Productivity Online Services, la nouvelle offre de collaboration en ligne de Microsoft. J’avais découvert cette offre à la PDC2008, et elle vient de sortir en Europe. Je me propose ici de répondre à la question qui est sur toutes les lèvres : BPOS va t’il faire trembler Google Apps ?

Pour mémoire, BPOS est constitué d’Exchange Online, SharePoint Online, Office Communications Online et Live Meeting. Il s’agit donc de la déclinaison de l’offre de collaboration de Microsoft en Cloud Computing.

Parmi les avantages de BPOS sur Google Apps, on peut citer :

  • La relation de confiance des entreprise avec Microsoft : en effet, ces dernières ont moins l’habitude de travailler avec Google, un acteur plus récent dans le monde de l’informatique d’entreprise ; tandis qu’elles travaillent depuis des années avec Microsoft.
  • Des interfaces déjà connues des utilisateurs : BPOS s’utilise avec le Pack Office. Il n’est donc pas nécessaire de former les utilisateurs à de nouvelles interfaces.
  • Un mode de tarification à la carte : on peut souscrire à Echange Online sans souscrire à SharePoint Online, tandis que Google Apps est un package intégré.

BPOS a aussi quelques limites :

  • Nécessité d’utiliser la Suite Office pour profiter à plein de l’offre, en particulier pour éditer des documents. BPOS n’est pas une offre SaaS, mais une offre S + S (Software + Service), selon la terminologie Microsoft. Elle ne permet pas un accès complet depuis un PC banalisé (Web café, domicile) et elle nécessite l’achat de Windows / Office.
  • Pas d’intégration entre les interfaces Outlook Web Access / SharePoint / Communications Online. Cette intégration devrait probablement arriver, mais pour l’instant, Google Apps offre une meilleure productivité et une meilleure cohérence d’ensemble.
  • Pas de Single Sign On entre les composants de la suite à moins de déployer un client lourd sur le PC, intitulé Connexion Microsoft Online Services.

De manière générale, les offres de Microsoft et Google ont des approches très différentes : Google propose des services de collaboration très intégrés conçus spécifiquement pour un usage à partir d’Internet, au travers d’un navigateur Web. De son côté, Microsoft propose d’héberger ses logiciels de collaboration classiques pour les entreprises qui le souhaitent. Les logiciels BPOS sont rigoureusement les mêmes que ceux destinées à une installation en entreprise : ils n’ont pas été conçus pour le Cloud Computing. Et Microsoft ne propose pas une offre SaaS, mais une infrastructure d’hébergement, parfois appelée IaaS (Infrastructure as a Service) par les spécialistes.

En conclusion, il est difficile de prédire aujourd’hui si les entreprises préfèreront Google Apps ou BPOS….

Quelles évolutions pour Google Apps?

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J’ai peu communiqué sur la migration de SQLI vers Google Apps Premium sur tendances.it : je me propose d’en dire 2 mots et d’évoquer quelques perspectives d’évolution de la solution, qui n’engagent que moi.

SQLI & Google Apps

Dans le cadre de son programme d’innovation (dont je suis le directeur), SQLI a lancé une expérimentation de 3 mois autour de Google Apps. Ce « lab » a eu lieu entre juillet et septembre 2008. Il s’est appuyé sur 100 utilisateurs volontaires qui ont bien voulu se prêter au jeu et répondre à nos sondages. En fin d’expérimentation, 80% des utilisateurs se déclaraient satisfaits et, fait marquant, 80% avaient abandonné leur client lourd pour l’interface Web Gmail. Nous avons donc décidé de migrer nos 2000 collaborateurs. C’est aujourd’hui chose faite, et nous faisons partie des entreprises françaises avec le plus grand nombre d’utilisateurs actifs. Nous sommes aussi partenaire intégrateur de Google Apps.
Cette expérience en grandeur réelle m’a d’ailleurs été bien utile pour la rédaction de mon ouvrage « cloud compting et SaaS »…

Quelques perspectives d’évolutions de Google Apps

En tant qu’utilisateur « entreprise » de Google Apps, je rêve de quelques évolutions dont je me propose de vous faire part :

  • Unification des contenus et recherche transverse : il me semble qu’il serait intéressant que Google Apps Premium propose 25 Go par personne pas seulement pour stocker les emails, mais pour stocker l’ensemble des contenus (emails, documents, vidéos, etc.) et qu’il existe une interface unique de recherche et d’accès à tous ces contenus. En effet, Google étant le spécialiste de la recherche, il est paradoxal que je puisse faire une recherche transverse sur mon PC avec Google Desktop, mais pas dans Google Apps.
  • Accès à mes autres carnets d’adresses : je souhaiterais pouvoir écrire depuis le Gmail sqli.com à mes contacts Gmail personnel, LinkedIn, Facebook, etc. sans passer par une phase d’import, en laissant les contacts dans leur univers respectifs. IL faudrait pour cela que Google Apps implémente les divers API d’identité numérique du marché.
  • Utiliser la téléphonie dans Google Apps : ce sera probablement possible prochainement avec Google Voice, issu du rachat de GrandCentral. J’aimerais pouvoir faire gérer à Google ma ligne téléphonique et ma messagerie unifiée (email, fax, voicemail, etc.). J’aimerais ainsi débarasser mon entreprise de son PABX, et recentrer notre opérateur télécom sur son coeur de métier :  la connectivité réseau.

Et vous?
D’autres idées d’évolutions ?