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Mois : août 2008

Les technologies de conférence vidéo

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Ce billet vous propose un petit panorama des technologies de conférence vidéo, une thématique particulièrement à l’ordre du jour en cette période d’engouement autour du Green IT et d’augmentation des prix du carburant.

La vidéo fait, selon moi, partie de la même famille que la téléphonie et la messagerie instantanée : il s’agit d’échange synchrone entre interlocuteurs disponibles, mis en contact au travers d’un « serveur de présence ».

la visiophonie

J’entends (*) par visiophonie les échanges vidéo via téléphone portable. Comme je l’évoquais dans mon précèdent billet, je pense que la visiophonie n’adresse aucun besoin. Son échec commercial l’a bien démontré et les opérateurs téléphoniques ont cessé de la mettre en avant pour vendre leurs forfaits 3G.
Je connais un seul usage de niche de la visiophonie : la communication entre sourd/muets.

la webconférence

J’entends par webconférence un échange vidéo basé sur une interface Web (offres WebEx, Adobe Connect, etc.). Elle est destinée à un usage sédentaire ou nomade (**). Elle ne nécessite ni installation d’application lourde, ni réseau télécom spécifique. Par contre, elle propose des vidéos au format timbre poste avec généralement un seul orateur à la fois. Elle est utilisée en complément d’un système de partage de document (cf.Google spreadsheet) ou d’application (cf. Windows Meeting Space).

la visioconférence

J’entends par visioconférence un échange vidéo via une salle spécialement équipée avec caméra et rétroprojecteur. Ce type de système permet d’organiser une réunion entre des personnes situées dans deux salles distantes. Chaque salle dispose d’une caméra panoramique et d’un écran unique. Cet échange fait appel à des infrastructures spécifiques proposées par des équipementiers télécom (cf. Alcatel ou Cisco).

la téléprésence

Enfin, j’entends par téléprésence un échange vidéo qui donne aux utilisateurs l’impression d’être dans la même pièce. Il s’agit de salles équipées d’un écran plat par interlocuteur et d’un dispositif sonore digne d’une salle de cinéma. Chacun y est présenté en grandeur nature. Ainsi, chaque utilisateur a l’impression d’être face à ses interlocuteurs. Un bâillement ou un manque d’intérêt pour la réunion est immédiatement remarqué par les autres. Cette solution très luxueuse empêche le syndrome de la rédaction d’emails pendant la réunion. Elle est réservée à des grands entreprises et constitue la nouvelle offre des équipementiers télécom (voir l’offre Cisco et une vidéo sur Youtube)

(*) il semble qu’il y ait pas de consensus sur les terminologies à utiliser. Je fais donc des propositions.
(**) « nomade » signifie hors de son lieu de travail, mais pas en mouvement (cf. gare, aéroport) tandis que « mobile » désigne un usager en train de marcher ou de rouler.

Eloge de la simplicité

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Comme je l’avais évoqué dans mon dernier billet, j’ai profité de ma pause estivale pour tester mon nouvel iPhone 3G.

Je ne vais pas faire l’apologie de la superbe interface de cet appareil : la blogosphère regorge d’articles sur le sujet. Je vous propose plutôt de faire l’apologie de ses défauts.

L’iPhone ne propose pas de visiophonie, malgré sa connectivité 3G

Pour moi, la visiophonie ne sert à rien : elle ne correspond à aucun besoin en situation de mobilité et vous fait risquer de passer sous une voiture. La visioconférence est très intéressante, mais en situation sédentaire.

Je trouve qu’on peut reconnaitre à Apple le courage d’affronter les critiques en supprimant une fonctionnalité pas vraiment utile. Je ne me suis jamais servi de la visiophonie sur mon ancien HTC TYTN…
Dans le même ordre d’idée, il me semble qu’on a attendu assez longtemps pour se débarrasser des lecteurs de disquettes inutiles sur les postes de travail, et que les constructeurs d’ordinateurs portables devraient débarrasser leurs modèles des lecteurs de CD-ROM et connecteurs RTC.

L’iPhone ne propose pas de paramétrage avancé

Il me semble que la customisation avancée est une source de perte de temps pour l’utilisateur. Pouvoir changer l’icône de sa souris et de ses dossiers n’apporte pas de productivité à l’entreprise. Une interface bien conçue ne nécessite pas de customisation.
Une partie de la lourdeur de Vista est ainsi due aux nombreuses options proposées par son interface.

L’iPhone est difficilement démontable

A nouveau, le besoin de démonter le matériel informatique pour changer ses composants ne me parait pas si évident.
Avez vous souvent changé des pièces de vos PC/téléphones ?

La batterie de l’iPhone n’a pas beaucoup d’autonomie

Il me parait erroné de comparer l’autonomie d’appareils versatiles comme l’iPhone ou les produits HTC avec celle d’un simple téléphone. Il est clair que lire ses mails, une carte, la version mobile du Monde, etc. consomme de la batterie. Il serait plus pertinent de comparer l’autonomie de ces appareils à celle d’un ordinateur portable.

L’iPhone ne propose pas de socle de synchronisation

A mon avis, le seul usage de ces socles est de montrer à ses collègues qu’on possède un appareil dernier cri ! Un simple câble suffit aux opérations de synchronisation/rechargement.

L’iPhone ne propose pas de fonctions BlueTooth avancées

Là encore, il me semble que l’échange de fichiers en Bluetooth sert assez peu dans la pratique. Globalement, ce protocole n’a jamais connu de succès. Son seul vrai usage est la connexion à des oreillettes sans fil.

L’iPhone ne propose pas de guidage vocal

Apple a choisit de travailler avec Google Maps pour les fonctions cartographiques. Ce choix me parait pertinent car il pemet d’accéder aux cartes du monde entier, avec vue satellite, et ceci gratuitement. Les éditeurs comme TomTom facturent assez cher la carte d’un seul pays…
Le choix d’Apple a cependant une limite : les cartes accédées en ligne peuvent souffrir de latence réseau. Elles ne permettent donc pas un guidage en temps réel.

En conclusion

L’objectif de ce billet est de montrer qu’en faisant des choix tranchés, dans le sens de la simplicité, on répond souvent mieux aux besoins des utilisateurs, même s’ils se sentent un peu frustrés.
On retrouve les bénéfices de cette approche avec les applications collaboratives en SaaS comme Google Apps : ces solutions offrent beaucoup de productivité et nécessitent moins d’apprentissage que les solutions classiques.
A contrario, le développement de fonctions complexes par des maitrises d’ouvrages éloignées du terrain aboutit parfois à une perte de temps pour les utilisateurs finaux et à des couts déraisonnables.