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Mois : juillet 2008

Reparlons des réseaux

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J’ai évoqué dans ce billet des parallèles entre 4 types de réseaux : le cerveau, Internet, le Web, les réseaux sociaux.

Le tableau suivant résume le propos de ce précédent billet :

La lecture de « Comment le Web change le monde » (voir ce billet) m’a permis d’affiner ces idées, en ajoutant la couche sémantique, le fameux cheval de bataille de Tim Berners Lee.

Pour Mémoire, Tim Berners Lee est l’inventeur du Web et le directeur du World Wide Web Consortium (W3C). Il fait la promotion du Web sémantique depuis le début des années 2000. Son principe est d’ajouter du sens aux pages Web en les dotant de métadonnées permettant de les classifier par thématique, et de caractériser leur contenu. Pour les lecteurs familiers du knowledge management, le projet de Berners Lee revient plus ou moins un créer un thésaurus à l’échelle du Web. Ces métadonnées seront écrites dans une grammaire XML intitulée RDF (Resource Description Framework).

Le réseau sémantique est donc un nouveau réseau qui s’appuie sur le Web, mais interconnecte des concepts plutôt que des pages. Un concept peut être décrit sur plusieurs pages de plusieurs sites. Par exemple, le concept d' »architecure » est défini sur Wikipedia qui fait référence à de nombreuses autres pages permettant de l’affiner.

Le schéma suivant propose une synthèse sur les relations entre ces différents types de réseaux :

Qu’en pensez vous?

Comment le Web change le monde ?

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Je suis en train de terminer « Comment le Web change le monde – l’alchimie des multitudes« , un livre coécrit par Francis Pisani et Dominique Piotet (de l’Atelier USA).

J’adhère complètement au titre de l’ouvrage : le Web est un virage sociologique majeur et je suis content d’avoir la chance de le suivre de près.

Le livre est bien écrit et très bien documenté : Il présente les entreprises qui ont introduit des ruptures (Google, ebay, myspace, etc.) et les principaux influenceurs du Web d’aujourd’hui (Chris Anderson, Danah Boyd, Marc Prensky, Nicholas Carr, Michael Arrington, Tim O Reilly, etc.)

On sent que Mr Pisani est un vrai journaliste. Son style est plus fluide que celui de la plupart des blogueurs. Je connais moins les écrits de Mr Piotet.

J’ai particulièrement apprécié le discours sur l' »intelligence collective » ou la « sagesse de foules » : les auteurs prennent du recul par rapport à l’idée que les webacteurs, les utilisateurs proactifs du Web, produisent forcément des contenus pertinents. Ils préfèrent parler d' »alchimie des multitudes » pour qualifier un Web participatif qui produit des contenus neutres, ni bons, ni mauvais.

Cette prise de distance peut aussi s’appliquer à l’Open Source : certains enthousiastes y voient un mouvement politique, une nouvelle forme de démocratie, tandis que d’autres, plus pragmatiques, y voient une mise en commun de travaux.

Un livre à lire pendant vos congés estivaux…

Qui va gagner la bataille du Green Computing ?

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Aux USA, la consommation d’énergie de l’IT est aujourd’hui estimée à 1,2% de la consommation d’énergie totale. Par ailleurs, l’industrie de production des matériels informatiques est parmi les plus polluantes au monde. Et, ce qui n’arrange rien, ces matériels sont renouvelés tous les 2/3 ans, générant des déchets quasiment impossibles à recycler.

Dans ce contexte, tous les grands constructeurs informatiques (IBM, Sun, HP, etc.) communiquent abondamment sur leur intention de réduire la consommation d’énergie de leurs matériels et leur empreinte écologique. AMD, Dell, HP, IBM, Intel, Microsoft, Sun, VMware et d’autres se sont même associés pour créer un groupe de réflexion intitulé « Green Grid ».

Parmi les initiatives proposées par les constructeurs on trouve :

Cependant, il est tout à fait clair en 2008 que tout le monde parle d’environnement, mais que personne ne fait rien. Le plus bel exemple est Renault, qui est en train de sortir un 4 x 4…
Greenpeace a donc pris le parti de mettre à l’épreuve les constructeurs informatiques et publie un rapport assez sévère consultable ici.

J’ai lu récemment une étude de Deloitte (TMT Trends 2008) qui explique que les mainframes consomment moins que tous les serveurs du marché. Il y aurait d’ailleurs une augmentation du parc mondial des mainframes de 5% / an. Par ailleurs, les mainframes ont une durée de vie beaucoup plus longue que les serveurs X86.

Alors, un retour des grands systèmes serait il la solution du Green IT ?

Projection sur l’évolution des réseaux sociaux

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Ce billet fait un parallèle conceptuel entre diverses typologies de réseaux, et se projette sur l’évolution des réseaux sociaux.

Le cerveau

Le cerveau est le réseau à l’origine de tous les autres : il a permis de conceptualiser les outils informatiques évoqués dans la suite.
Il est composé de nœuds, les neurones, interconnectés par des synapses. Sa performance est liée au nombre d’interconnexions et à la jeunesse des neurones.
Son mode de fonctionnement a inspiré les éditeurs de Mind Mapping comme Freemind ou son équivalent en SaaS : MindMeister

Internet

Internet est le réseau qui sert de socle à l’informatique moderne : il est constitué de nœuds, les routeurs, interconnectés par des câbles de débits variables (cuivre, fibre optique, etc.).
Sa performance est liée au nombre d’interconnexions (résistance aux pannes) et aux débits de ses liens.

Ainsi les opérateurs Télécom, comme Orange Business Services ou Colt, mettent en avant la rapidité de leur cœur de réseau et leurs accords de peering (interconnexions avec d’autres réseaux).

Le Web

Le web est un réseau de pages constituées de contenus textuels ou multimédia. Il est composé de nœuds, les pages Web, interconnectés par des liens hypertextes.
la performance d’une page Web est liée, d’après le principe du Pagerank de Google, au nombre de liens qui pointent vers elle même et à la popularité des pages référentes.

Ainsi tendances.it a un pagerank de 5 car des sites de référence comme journaldunet.com, atelier.fr, etc. pointent vers ses pages.

Il apparait donc que la performance des réseaux se mesure à leurs interconnexions et à la qualité de leurs liens.

Et les réseaux sociaux…

les réseaux sociaux sont constitués de nœuds, les identités numériques, interconnectées par des liens relationnels.

Il n’existe pas aujourd’hui de mesure de la performance d’une identité numérique. Pour faire un parallèle avec le Web, on pourrait imaginer un peoplerank qui mesure le nombre de liens vers une identité donnée. Cela nécessiterait au préalable une compatiiblité entre tous les réseaux sociaux (cf. initiative OpenSocial). Le peoplerank pourrait être qualifié par une note positive ou négative.
On pourrait imaginer qu’émergent des identités de références, celles d’influenceurs (Tim Berners-Lee, Tristan Nitot, etc.), de même qu’il existe des sites de référence. Ainsi le peoplerank serait d’autant plus important qu’une identité est liée à celle d’un influenceur.

On aboutirait ainsi à un monde où il serait nécessaire de cultiver son identité numérique pour réussir socialement.
un roman de science fiction a décrit une société basée sur le whuffie, un équivalent du peoplerank….

Pensez-vous que le Web nous réserve un tel avenir?