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Mois : septembre 2007

Projection sur le futur des IHM

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Je fais suite à ce billet où j’avais évoqué :

  • les RIA, Rich Internet Application : une évolution des interfaces Web vers plus d’ergonomie et de possibilités de manipulation
  • les RDA, Rich Desktop Application : une évolution des interfaces client/serveur vers un mode de déploiement « à la Windows Update ».
  • les RMA, Rich Mobile Application : des applications embarquées sur mobile, déployées « à la Windows Update », et utilisant des données stockées sur serveur. Les RMA sont en fait les RDA de la mobilité. Quelques bons exemples de RMA : Google Maps Mobile, Yahoo! Go.

Le schéma suivant présente un panorama de ces technologies en septembre 2007.

Les RIA prennent aujourd’hui de plus en plus d’importance dans le domaine des interfaces : il est probable que de nombreuses entreprises vont migrer progressivement leur parc applicatif vers ce modèle en privilégiant la technologie AJAX, tant que la bataille entre Adobe Flash et Microsoft Silverlight n’est pas finalisée.
Les RIA sur mobile ont longtemps posé le problème de l’adaptation de la page Web à un petit écran. Ce problème tend à se résoudre puisque de nombreux éditeurs proposent aujourd’hui des navigateurs mobiles qui savent zoomer au sein d’une page conçue pour un PC (cf. Microsoft Deepfish ou le Safari Mobile de l’iPhone).

Je pense donc que les RIA sur PC ou mobile ont un bel avenir devant elles.

Les RDA et RMA conservent leur pertinence dans deux contextes :

  • un besoin d’ergonomie tellement sophistiqué qu’une interface Web ne convient pas : Google Maps Mobile en est un bon exemple. L’écran Multi-touch de l’iPhone en est un autre.
  • le recours à de « senseurs de contexte » de type localisation GPS, localisation GSM, gyroscope, accéléromètres, capteurs de distance, etc. Ces senseurs vont progressivement accompagner l’utilisateur en comprenant sa position, sa situation, son activité, etc. Ils lui feront gagner du temps et du confort. Je pense que le recours à ces senseurs va beaucoup se développer dans les prochaines années, et il est à priori difficile de les utiliser via une interface Web.

Donc, mon pronostic pour le futur des interfaces est le suivant :

  • généralisation des RIA pour les interfaces qui n’interagissent pas avec le » monde réel »
  • usage des RDA & RMA pour les interfaces en interaction avec la situation de l’utilisateur.

Qu’en pensez -vous?

Microsoft & les applications en ligne

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Microsoft commercialise traditionnellement des logiciels destinés à une installation sur le poste de travail : Windows, Office, etc.
Cependant, depuis la nomination de Ray Ozzie, le brillant inventeur de Lotus, au poste de « Chief Software Architect », la stratégie de la firme de Redmond commence à évoluer.

Mr Ozzie croit beaucoup aux applications en ligne, et il s’est fortement impliqué dans les projets Windows Live et Office Live.

Comme toujours, Microsoft s’est emparé du concept des SaaS et l’a réinterprété à sa manière (la même chose était arrivée au « Client Riche » devenu « Smart Client » chez Microsoft).

Donc, Microsoft ne parle pas de « SaaS » mais de « S + S » : « Software + Services ».
L’approche est astucieuse puisqu’elle permet d’aller vers les services en ligne en gardant une emprise sur le poste de travail (il ne faut pas oublier que le couple Windows/Office est la vache à lait de Microsoft depuis plus de 10 ans). Ainsi Microsoft va proposer des interfaces très ergonomiques (grâce à la puissance de XAML) connectés à des services en ligne.

L’éditeur utilise par ailleurs la formule de « storage in the clouds » pour exprimer le fait qu’on utilise les services en ligne sans connaitre leur emplacement physique.

Le lancement récent du Pack Windows Live illustre bien cette approche : il s’agit d’un ensemble de logiciels (client de messagerie, client de messagerie instantanée, éditeur de blog, logiciel de gestion de photos, etc.) qui une fois installés se connectent aux services grand public de Microsoft.

Yahoo et Google fournissent aussi des logiciels clients (Widgets/Flickr/Messenger pour Yahoo, Talk/Desktop/Picasa pour Google) : seulement l’offre de Microsoft est mieux packagée et plus lisible.

Pour les entreprise, Il y a fort à parier qu’Office Live évoluera vers une offre en ligne Exchange/Communicator/Sharepoint accessible au travers du pack Office.

Les offres métiers de l’éditeur, intitulées Dynamics, devraient suivre le même modèle.
Reste que l’offre de Microsoft ne sera pas accessible depuis un poste banalisé (café Internet). A contrario, les offres Google Apps ou Zoho permettent de supprimer toute adhérence avec le poste de travail.

Microsoft parie sur un certain conservatisme des utilisateurs et sur le fait que les interfaces d’applications en ligne n’auront jamais une ergonomie aussi satisfaisante que les applications locales. De mon point de vue, l’ergonomie de Google Calendar est la preuve du contraire.

Qu’en pensez-vous?

Publication de "Performance des architectures IT"

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En cette rentrée 2007, SQLI a le plaisir d’annoncer la publication en partenariat avec Dunod d’un livre intitulé « Performance des architectures IT ».

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Cet ouvrage est le premier à aborder la performance des systèmes d’information sous l’angle technologique : infrastructures, architecture, outils, etc.

Il s’adresse aux directeurs informatiques, aux responsables des études, aux architectes, aux responsables de la production, aux chefs de projets et aux consultants.

Son sommaire est est divisé en 4 parties :

  • La première partie introduit les concepts fondamentaux de la performance (temps de réponse, montée en charge, robustesse…) et les problématiques auxquelles sont confrontées aujourd’hui les équipes de la DSI.
  • La deuxième partie souligne l’importance de l’architecture dans la performance et la robustesse des applications du SI.
  • La troisième partie traite des infrastructures matérielles (réseaux, stockage…) et logicielles (applications, bases de données…), qui jouent un rôle clé dans le niveau de performance.
  • La quatrième partie fournit des bonnes pratiques immédiatement utilisables, regroupées par thèmes avec les techniques de programmation, les tests de performance, la gestion de la production et les pratiques de gestion de projet.

Le livre est disponible en ligne sur les sites de Dunod, Amazon.fr, la Fnac, et dans toutes les bonnes librairies.

Bonne lecture …

Microsoft Office pris entre 2 feux !

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J’avais parlé dans ce billet de l’offre collaborative/bureautique IBM Lotus, en appelant l’éditeur à rendre la partie cliente gratuite.

C’est aujourd’hui chose faite : une solution bureautique gratuite intitulée « Lotus Symphony » est sur le point de sortir.
Notons qu’elle est basée sur Open Offce, comme Lotus 8.

Sur un autre front, Google vient de sortir son outil de présentation. Ainsi la suite bureautique intégrée à Google Apps devient complète avec des alternatives à Word, Excel et PowerPoint.
Si les fonctions de Google Apps ne couvrent que les 20% de fonctionnalités utiles à 80% des utilisateurs, elles amènent des fonctions collaboratives très intéressantes. En particulier, Google Apps offre la Web Conférence (présentation de slides à une audience de plusieurs collaborateurs, la voix étant présente avec Google Talk). L’offre permet aussi d’éditer des feuilles de calcul à plusieurs, une fonction très « bluffante ».

Ainsi, en se projetant un peu, on pourrait avancer que Google Apps sera bientôt équivalent à Microsoft Office + Microsoft Sharepoint Server+ Microsoft Office Live Meeting.

Face à des offres Google Apps et Lotus Symphony gratuite, on peut imaginer une certaine tension à Redmond. Et ce d’autant plus, que le format d’Office 2007 n’a pas été ratifié par l’ISO.
Pour couronner le tout, Microsoft vient de perdre son procès face à la commission européenne, Vista se vend mal, et SCO, la société alliée qui devait pourfendre Linux, vient de déposer son bilan.
Les 2 vaches à lait de Microsoft (Windows et Office) n’ont jamais été aussi en danger.
Mais je compte sur Ray Ozzie pour réorienter la société et la faire rebondir…

Qu’en pensez vous?

SI en ligne et rôle de la DSI

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Pour faire suite à mes autres billets sur les applications en ligne (No 1, No 2 et No 3), je vais faire quelques projections sur le rôle de la direction des systèmes d’information (DSI) dans le cadre d’une entreprise qui choisirait d’externaliser son SI. Comme le fait judicieusement remarquer ROPIB, cette externalisation a pour objectif :

  • D’une part, d’offrir de meilleurs services aux utilisateurs au travers d’applications mieux pensées et plus collaboratives
  • D’autre part, de réduire les coûts et les problématiques d’exploitation du SI

Dans ce cadre, donc, la DSI se verrait déchargée des tâches d’exploitation et verrait son rôle recentré vers le pilotage de prestataires. Les DSI sont aujourd’hui rompues au choix et au pilotage de SSII pour la réalisation de projets d’intégration. Elles le sont un peu moins pour l’infogérance. Ces deux types de sous-traitance devraient à terme s’équilibrer et former le plus gros de leur travail.

Certaines DSI exploitant un SI en ligne souhaiteront conserver une forme de maitrise sur leurs référentiels (bases clients, bases produits, annuaire de leurs collaborateurs, etc.). Elles choisiront donc de continuer à exploiter un réplica de ces données. Selon la stratégie de l’entreprise ces données pourront être :

  • Les référentiels maitres (confiance relative dans les SaaS)
  • Des référentiels esclaves (bonne confiance dans les SaaS)

Les entreprises qui auront une confiance totale dans les services hébergés choisiront de déléguer entièrement la gestion de leurs données, et n’en possèderont aucune copie.

Certaines DSI souhaiteront aussi conserver une forme de contrôle sur les flux échangés entre les différents SaaS qu’elles exploiteront. Pour ce faire, elles se positionneront comme un intermédiaire obligatoire dans tous les échanges entre SaaS. Concrètement, cela signifie qu’elles conserveront un bus d’échange (ESB) permettant de disposer d’une traçabilité de leurs échanges Business.

En résumé, il me semble que les DSI qui externaliseront toutes leurs applications se recentreront sur le pilotage de prestataires. Elles pourront disposer de plusieurs mode de contrôle de leur SI :

  • Conservation de référentiel répliqué
  • Conservation d’un intermédiaire d’échange
  • Outils de monitoring des SaaS, afin de contrôler dans la durée le respect des engagements de service (SLA, Service Level Agreement)
  • Audit réguliers de leurs données externalisées : vérification des pratiques de sauvegarde, de confidentialité, et de respect des obligations règlementaires

Qu’en pensez-vous?