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Mois : mai 2007

Google a supprimé son API SOAP…

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Ce billet fait suite à un échange avec Xavier Fournier Morel de SQLI Suisse.

Google a pendant longtemps proposé une API SOAP permettant d’intégrer ses fonctions de recherche au sein d’une application par l’invocation d’un Web Service.
Aujourd’hui, seule une API AJAX est disponible : Google privilégie l’approche mashup à une approche SOA (cf. ce billet).

Cette approche, pertinente dans le cas de Google Maps, l’est moins dans le cas de la recherche : en effet, elle impose l’intégration de l’IHM (interface homme machine) de Google au sein de la page qui fait appel au service, ce qui est assez intrusif.
De plus la recherche n’est plus possible depuis un composant métier, elle ne peut se faire que depuis une IHM, ce qui limite beaucoup les possibilités. Du point de vue d’un architecte, c’est une grande régression.
Enfin, si la disparition du contrat WSDL ne pose pas de problème aux intégrateurs HTML, elle fait perdre du temps aux développeurs chevronnés qui utilisent des environnements de développement capables d’introspection WSDL.

Cet exemple montre les limites du modèle REST : privilégier la simplicité d’intégration se fait parfois aux dépends de la flexibilité et de l’évolutivité des services.

Les acteurs du monde des services en ligne (SaaS) ont fait cette analyse. Ils sont aujourd’hui en train de réinventer WSDL (cf. cet article d’un architecte de Google). Les candidats à la description d’un service REST sont : WRDL, NRDL, SMEX-D, Resedel, RSWS, WDL, WADL,…

Je me demande si tout ça va dans la bonne direction

Qu’en pensez-vous?

De l’expansion intelligente du papier électronique

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Le papier électronique, abondamment commenté dans la presse informatique, est une technologie très prometteuse.
Rappelons ses principales propriétés :

  • Il permet un affichage sans rétro-éclairage, utilisant la lumière ambiante
  • Il propose un confort de lecture équivalent au papier
  • Il permet des écrans qui ne nécessitent pas d’alimentation électrique pour afficher une page, l’énergie étant nécessaire uniquement pour changer le contenu affiché
  • La lecture est possible quel que soit l’angle
  • L’écran peut être souple

Le papier électronique devrait révolutionner le monde de l’édition d’ici quelques années (cf. ce billet).

Néanmoins, pour que cette révolution s’opère, il est important que des terminaux de lecture ergonomiques et intelligents voient le jour.
Or la consultation des fiches techniques des offres du marché est un peu frustrante. En effet, les terminaux disponibles embarquent un système propriétaire, ils savent lire un nombre réduit et fermé de formats documentaires. De plus, ils récupèrent leur contenu par synchronisation propriétaire (USB ou Wifi) avec un PC, et non en se connectant directement à Internet.
On observe donc un retour en arrière par rapport à de nombreux terminaux de type téléphone ou PDA qui savent collecter des contenus directement via Wifi, GSM ou 3G, et proposent une grande variété de logiciels capables de prendre en charge tous types de contenu.
À mon sens, les constructeurs de papier électronique commettent une grave erreur en cédant à la tentation du propriétaire : les consommateurs habitués à des machines versatiles risquent d’être déçus, d’avoir l’impression d’être pris en otage dans un monde fermé.
Il me paraîtrait plus pertinent de proposer des terminaux de lecture sous Windows Mobile ou Symbian.
L’avenir du papier électronique n’est pas dans la création de terminaux singuliers : il devrait à terme s’intégrer à terme dans tous les écrans d’ordinateurs et de téléphones.

Qu’en pensez-vous ?

Evolution du concept de Wiki

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Le terme Wiki désigne généralement un site de contenu Web pour lequel la contribution est libre et les contenus modifiables par les lecteurs. L’exemple le plus emblématique est Wikipedia. De nombreuses entreprises ont décliné le concept en interne dans le cadre de projets de gestion de la connaissance (Knowledge Management) simplifiés, en utilisant l’outil WikiMedia.

Une nouvelle acceptation du terme Wiki semble émerger : elle désigne un outil collaboratif Web plus large que la simple gestion de contenu, intégrant la gestion d’agendas partagés, de tâches, de carnet d’adresse, de blog, de partage de documents et médias, etc.
Le Wiki devient ainsi une boite à outils de services simples, assemblés sous la forme de « mashups » en utilisant les protocoles d’intégration du Web 2.0 : REST, CalDAV et RSS. Le paramétrage est effectué entièrement à partie d’une interface Web.

Dans cette nouvelle génération de Wiki, on peut citer :

  • Jotspot racheté par Google et en cours d’intégration avec Google Apps : offre hébergée
  • Microsoft WSS (Windows Sharepoint Services) et MOSS 2007 (Office SharePoint Server) : offres logicielle
  • IBM QEDWiki : offre logicielle
  • BEA Social Computing Tools : offre logicielle

Il apparaît donc que les concepts du Web 2.0 intéressent de plus en plus les éditeurs « classiques » qui proposent des offres internalisables au sein de l’entreprise. Le grand intérêt de ces offres est qu’elles ne posent pas le problème de sécurité lié à l’externalisation des contenus chez un tiers.

Elle devraient donc se répandre rapidement dans les entreprises…

Microsoft sort PopFly

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Microsoft vient d’annoncer la disponibilité de Popfly sur le Blog de Soma Somasegar.

En voici la traduction par Martin Tremblay de SQLI Consulting :

« Un service/outil offert aux gens sans notions de développement pour leur permettre de développer leurs propres pages web, mash-up, gadgets, et même des expériences Silverlight et ensuite les partager.
Poply se décline en deux parties :

  • Popfly Creator – des outils en ligne pour construire des pages web et des mash-up.
  • Popfly Space – une communauté en ligne de créateurs où vous hébergez, partagez, notez et même réutilisez les créations déjà présentes d’autres utilisateurs popfly.

Popfly ne fournit pas uniquement des fonctionnalités simples pour créer votre premier mash-up en quelques minutes et une communauté virtuelle pour partager vos créations, mais supporte également la publication des créations sur Windows Live Spaces, Typepad, n’importe quel Blog qui supporte l’API MetaWeblog , et n’importe quel site qui supporte les <iframes>.
C’est une solution facile pour commencer à utiliser Silverlight dans vos sites Web existants.
Popfly est un nouvel élément dans notre volonté d’aider des développeurs non professionnels à construire tout un éventail d’applications, des jeux Xbox aux robotiques aux applications Web utilisant Windows Home Server. »

Et pour les développeurs ? Et bien il y a un plug-in pour Visual Studio 2005 qui permet de partager des projets dans la communauté Popfly !

Bon, dans mon cas je suis bluffé et vous ?

Nous reviendrons prochainement sur cette offre sur ce site.

L’invasion des machines virtuelles…

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J’ai assisté la semaine dernière à une introduction à SilverLight chez Microsoft. Cette présentation m’a permis de comprendre que SilverLight est une CLR (Commun Language Runtime, c’est-à-dire une machine virtuelle .NET) en version allégée :

  • Elle ne pèse que 4 Mo (à comparer au 50 Mo du Framework .NET 3.0)
  • Elle est dédiée à la couche de présentation et exploite une version simplifiée de XAML (Extensible Application Markup Language), le fameux langage de description d’interface de Microsoft.
  • C’est une version simplifiée de WPF (Windows Presentation Foundation) sans gestion de la 3D, et dédiée aux applications en ligne (RIA)

On constate donc une explosion des machines virtuelles chez Microsoft, avec :

  • Le Framework .NET 3.0 pour l’exécution d’applications serveur
  • WPF pour l’exécution d’applications embarquées (RDA)
  • SilverLight pour l’exécution d’applications en ligne (RIA)
  • le Compact Framework pour l’exécution d’applications mobiles embarquées (RMA, Rich Mobile Application)

De son côté, Adobe aura bientôt trois machines virtuelles :

  • Apollo pour l’exécution d’applications embarquées (RDA)
  • Flash pour l’exécution d’applications en ligne (RIA)
  • Flash Lite pour l’exécution d’applications mobiles embarquées (RMA)

Au passage, il est intéressant de noter que Microsoft propose la 3D en tant que technologie d’IHM avec WPF, tandis qu’Adobe la propose comme une technologie documentaire dans Acrobat.

Enfin, Sun vient d’annoncer JavaFX, une nouvelle plateforme d’exécution pour les RIA, RDA, et RMA : cette technologie reste à décrypter.

Si l’on prend en compte les machines virtuelles proposées par les communautés Open Source, on assiste à une véritable invasion de ces environnements sur nos postes de travail (cf. tableau).

Qu’en pensez-vous ?