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Mois : avril 2007

Offre de collaboration Google : quelques petites avancées…

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J’ai découvert par hasard aujourd’hui que le tableur de Google (Google Spreadsheet) permet de faire des graphiques : j’ai été étonné de l’absence de communication autour de cette nouvelle fonction. On retrouve là le principe du « always béta », édicté par Tim O Reilly, qui consiste à ajouter de nouvelles fonctions au fil de l’eau.

Ces graphiques reprennent le principe des 20% de fonctionnalités de base utiles à 80% des utilisateurs. A noter : ils sont gérés en SVG (Scalable Vector Graphic), et donc vectoriels (on peut les agrandir sans impact sur la qualité d’affichage).

Google a par ailleurs racheté Marratech, un éditeur de Web conférence, et doit sortir prochainement son alternative en ligne à PowerPoint.

Par ailleurs, ses outils bureautiques devraient prochainement pouvoir fonctionner en mode déconnecté en s’appuyant sur les nouvelles fonctions ad-hoc de Firefox 3.

Sa solution de collaboration unifiée (cf. ce billet), entièrement en ligne, se complète donc peu à peu :

  • Le débat unifié sera couvert par Google Talk & Marratech, lorsque ces deux outils auront fusionné
  • La messagerie (pas encore unifiée) est couverte par Gmail
  • Le partage d’information unifié sera couvert par Google Docs et JotSpot, lorsque ces deux outils auront fusionné
  • La bureautique est couverte par Google Docs
  • L’agenda est couvert par Google Agenda

L’offre deviendra t’elle aussi exhaustive que celle de Microsoft ou IBM dès 2007 ?
L’avenir nous le dira…

Evolution de la plateforme Flash/Flex

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Adobe a annoncé aujourd’hui le passage de Flex à l’Open Source : c’est l’occasion de faire le point sur la plateforme Flash/Flex, architecturée autour du format SWF.

Composant de plateforme

Cette plateforme est constituée des éléments suivants :

  • Le runtime Flash (gratuit) : pour exécuter des contenus au format SWF au sein de pages Web (approche RIA)
  • Le futur runtime Apollo (gratuit) : pour exécuter des contenus au format SWF à partir d’une application embarquée (approche RDA)
  • L’environnement Flash CS3 (payant) : pour développer des contenus SWF statiques
  • L’environnement Flex Builder 2, basé sur Eclipse (payant) : pour développer des contenus SWF dynamiques, en fonction du contexte utilisateur
  • Le Flex 2 SDK (gratuit) : pour générer les contenus SWF dynamiques à partir d’un serveur
  • Le composant serveur Flex Charting 2 (payant) : pour générer des graphiques à la volée
  • Le composant serveur Flex Data 2 services (payant) : pour l’intégration à des données de type Back Office

Cette plateforme évolue depuis quelques années vers une certaine exhaustivité technologique, qui l’autorise de plus en plus à se mesurer aux plateformes JEE et .NET. Notons cependant que Flash/Flex est orienté Front Office.
Elle est complétée par une offre collaborative (Lifecycle et Acrobat Connect) qui concurrence partiellement les offres de collaboration Microsoft et Lotus.

Evolution vers l’Open Source

L’évolution de la plateforme Adobe vers l’Open Source peut s’expliquer par 2 facteurs :

  • Generator, ancêtre de Flex a été supplanté par des alternatives Open Source. Et Flex est aujourd’hui menacé par la solution libre OpenLazlo. Rendre Flex Open Source donne donc une réponse aux communautés qui souhaitent développer des composants libres.
  • Les éditeurs concurrencés par Microsoft se tournent souvent vers l’Open Source pour résister à l’éditeur de Redmond (cf. Real, Palm, Novell, Apple, etc.) En publiant le code source de Flex sous licence MPL, Adobe se rapproche encore de la communauté Mozilla, à laquelle l’éditeur avait déjà donné son moteur JavaScript. Adobe devrait ainsi bénéficier du support d’une communauté anti-microsoft (dans laquelle Google est très présent).

Cette évolution est donc très pertinente dans le cadre de la guerre des interfaces riches entre Microsoft et Adobe (cf. ce billet).

Un prochain pas dans cette direction pourrait consister à :

  • Rendre Flex Builder Open Source et gratuit
  • Adopter le format de description d’interface XUL (au lieu de MXML)

En faisant cela, Adobe se positionnerait clairement aux coté des communautés Mozilla et Eclipse, ce qui lui donnerait une capacité de résistance accrue à Microsoft.

Microsoft/Adobe : nouveau tournant dans la guerre des interfaces riches

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Microsoft a dévoilé hier SilverLight, appellation définitive de la technologie RIA, dont le nom de code était WPF/E (cf. Précédents billets sur les RIA et RDA). SilverLight se présente comme un plug-in multi-navigateur concurrent direct d’Adobe Flash.

Rappelons que Flash, présent sur 98% des postes des internautes, permet de :

  • Créer des animations vectorielles très fluides : cette spécificité a fait le succès de Flash à partir de 1997
  • Servir des contenus multimédia (images, sons, vidéos) : cette propriété est largement exploitée par les plates-formes vidéo comme Youtube ou Dailymotion
  • Créer des interfaces métiers, orientées manipulation : cette capacité n’a jamais convaincu les directions informatiques qui considèrent Flash comme une technologie pour graphistes. Elle est néanmoins exploitée par certains sites de commerce en ligne.

Microsoft ambitionne de concurrencer Adobe dans ces 3 domaines. Dans le cadre des interfaces métiers, Microsoft a une forte crédibilité au travers de Visual Studio et XAML. Pour ce qui concerne la diffusion multimédia, l’éditeur a aussi un acquis conséquent avec la plate-forme Windows Media, qui intègre une gestion de DRM (cf. Billet de vendredi dernier). Par contre, SilverLight aura plus de difficultés à concurrencer Flash dans le domaine des animations vectorielles. Enfin, pour rattraper le taux de pénétration de Flash, SilverLight utilisera probablement Windows Update.

Adobe a contre-attaqué en lançant son Media Player, un concurrent direct de Windows Media Player : ce logiciel permettra de lire des contenus Flash en mode déconnecté et de gérer des DRM. Media Player est une pièce de la future plate-forme RDA Apollo, qui permettra de lire des contenus Flash, PDF, HTML en mode connecté et déconnecté.

Ainsi, Microsoft avance ses pions dans le RIA, tandis qu’Adobe les avance dans le RDA. De belles innovations sont à venir dans le domaine des IHM…
qu’en pensez vous?

Unification de la collaboration : équipementiers vs éditeurs

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J’ai déjà parlé dans ce billet de la tendance vers l’unification de la collaboration.

Cette unification devrait s’organiser selon moi autour de 3 familles d’outils :

  • Partage de la connaissance unifié : un outil unique de CMS, GED, Wiki, etc.
  • Messagerie unifiée : une boite unique collectant emails, SMS/MMS, Fax, messages vocaux, etc.
  • Débat unifié : un outil unique combinant messagerie instantanée, voix sur IP, visioconférence, transfert de fichier instantané, partage d’applications, etc.

Ce nouveau marché de la collaboration unifiée attire un certains nombre d’acteurs : certains viennent du monde de la téléphonie, d’autre du monde de l’édition de logiciel.
Ainsi, Microsoft adresse les 3 familles avec les logiciels Office SharePoint 2007, Exchange 2007 et Office Communications Server 2007.
Pour compléter cet offre, le géant de Redmond a annoncé la sortie de Response Point, un logiciel de gestion de central téléphonique (IPBX) venant concurrencer les acteurs traditionnels comme Cisco, Alcatel ou Matra.

Le équipementiers ripostent en faisant des incursions de plus en plus forte dans le domaine du logiciel :

La bataille entre les équipementiers et les éditeurs devrait se jouer entre la qualité de service, maîtrisée par les premiers, et la richesse fonctionnelle, maîtrisée par les seconds.

Les expériences du passé se sont souvent soldées par une victoire des éditeurs sur les constructeurs. L’avenir nous dira si les équipementiers parviendront à conserver une place sur le poste utilisateur.
Votre avis ?

Dématérialisation & gratuité des contenus

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On assiste depuis quelques années à la dématérialisation des contenus musicaux et vidéo :

  • La musique a largement basculé dans l’e-business avec l’engouement pour les baladeurs numériques (cf. l’iPod), les plateformes de vente en ligne (cf. l’iTunes Store), et le téléchargement illégal ;
  • Les œuvres cinématographiques semblent suivre le même chemin avec l’essor de la Vidéo à la Demande (cf. Canal Play) et l’équipement progressif des salles de cinéma en numérique.

On connaît les problématiques de droits d’auteur liées à la facilité de copier des contenus numériques…

Aujourd’hui, il semblerait que ce soit au tour des contenus littéraires de basculer dans l’univers numérique : avec l’émergence récente de l’e-Paper, on nous promet des écrans souples, peu gourmands en énergie, offrant un confort de lecture comparable, voire supérieur à celui du papier.
Pour l’instant, des produits comme le Sony Reader, ne savent afficher que du noir et blanc, mais on nous promet la couleur pour 2008.

Ces nouveaux appareils devraient dans un premier temps révolutionner l’édition au format poche et la presse quotidienne, puis dans un second temps toucher la presse magazine. La disparation des coûts d’impression devrait même perturber le modèle économique des journaux gratuits.
Dès lors, il ne restera plus guère que les Art Plastiques (peinture, sculpture, etc.) et les Arts Vivants (théatre, danse, etc.) pour échapper à la numérisation.

Cette numérisation globale des contenus soumis à droits d’auteurs pose de gros problèmes pour les ayants droits. 3 modèles semblent se dégager pour les gérer :

  • La protection des contenus par DRM (Digital Right Management) standardisés et interopérables. Beaucoup de travail reste à faire pour assurer cette interopérabilité.
  • La licence globale : une sorte d’impôt sur des œuvres circulant librement.
  • La gratuité des contenus numérisés et le paiement de prestations à valeur ajoutée (concerts pour les musiciens, projection en grande salle ou bonus pour les films, tirages luxueux dans l’édition, etc.)

L’expérience montre que le modèle par DRM ne fonctionne pas car il est techniquement trop complexe, contournable et en opposition avec le principe de copie privée. Son abandon par certaines majors du divertissement annonce sa disparition.
La licence globale poussé par l’ADAMI remporte aujourd’hui peu de suffrage.

Il me semble donc qu’on se dirige petit à petit vers le troisième modèle.
L’avenir devrait donc nous réserver encore quelques belles révolutions en terme d’usages et de modèles économiques. De nombreuses innovations IT sont à prévoir.