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Mois : mars 2007

Sortie d’Adobe Apollo en alpha

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J’avais déjà évoqué dans ce billet Apollo, la nouvelle technologie RDA (Rich Desktop Application) d’Adobe.

Cette technologie se pose en concurrent de Java, Microsoft .NET et Mozilla XUL pour le développement d’applications riches, à déployer sur le poste de travail.

Apollo est disponible depuis la semaine dernière en version alpha sur : labs.adobe.com

On retrouve avec Apollo les avantages de la technologie RIA (Rich Internet Application) Flash, à savoir :

  • fluidité et rapidité du chargement
  • grandes capacité graphiques, en particulier gestion de la transparence

Le déploiement des applications Apollo sur HTTP utilise le format .air. On ne connaît pas à ce jour ses capacités de mise à jour automatique.

Un aspect intéressant d’Apollo est sa proximité technologique avec Flash : sur cet exemple, vous pouvez transférer en un clic un contenu d’une animation Flash vers une application Apollo.

Ainsi la frontière entre RIA et RDA s’estompe chez Adobe, et on se dirige probablement vers un contenu unique publiable sur les socles Flash et Apollo.
Cela rappelle la convergence des Portlets et Widgets au travers de d’UWA (voir ce billet) : qu’en pensez vous?

Le vent du Web 2.0 souffle sur les solutions de portail

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Ce billet nous est proposé par Charles le Gallic de SQLI Toulouse.

Chaque éditeur, qu’il soit commercial (WebSphere Portal, Sharepoint, Weblogic Portal 9.2) ou Open Source (Liferay, Exo, Jetspeed, Portaneo), propose dans la dernière version de son produit des interfaces gonflées à l’AJAX et au DHTML. L’influence Google Home Page et Netvibes est évidente, bien qu’ici aucune solution n’offre la souplesse d’utilisation d’un NetVibes (je vous invite à découvrir Light Portal, qui est sur la bonne voie).

Ce n’est de toute façon qu’une affaire de maturité, et il est fort à parier que les futures versions de ces solutions s’aligneront.

Coté bureau, la mode est aux widgets, avec l’arrivée de Windows Vista, la sortie du framework Apollo en beta-test, l’initiative de standardisation du W3C, et depuis longtemps avec DashBoard sous MacOS X …

La tentation est forte de rapprocher les deux technologies, de faire converger portlet et widget. Imaginez en effet n’avoir à coder qu’un seul composant, qui soit déployable sur tout type de portail, quelque soit la technologie, et qui se déposerait d’un simple drag’n drop sur votre bureau afin de l’avoir toujours à l’œil, voire l’exploiter hors ligne.
Mais si pour les portlets il y a JSR168 (mais limité à Java), c’est encore l’absence de standard pour les widgets malgré l’initiative récente du W3C, laissant place à des initiatives locales (UWA de Netvibes), ou des standards de fait (Google Gadgets).

L’actualité est donc plutôt aux passerelles, IBM & BEA annonçant l’intégration des Gadgets Google dans leur solution de portail. La solution de BEA, Adrenaline, étant d’ailleurs assez intéressante, car elle est bidirectionnelle et permet ainsi une certaine souplesse sur le mode d’utilisation des modules.

En conclusion, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’avoir une réelle convergence ente portlets et widgets. Il faudra pour cela que les standards se rapprochent soient moins liés à une technologie, car sinon la problématique risque d’être rapidement plus complexe qu’elle ne l’ait actuellement.

Qu’en pensez-vous ?

Services hébergés & fédération d’identité

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J’avais évoqué dans ce billet, la nécessité de disposer d’un système de fédération d’identité pout exploiter des services hébergés (SaaS, Software as a Service) en toute sécurité.

L’objectif d’un tel système est que ces services hébergés par des tiers délèguent leur authentification à l’annuaire d’entreprise. Ainsi, les identifiants/mot de passe des utilisateurs restent stockées et gérés au sein du réseau d’entreprise et n’ont pas à être connus des tiers hébergeurs.

La société Sxip offre un service de ce type, intitulé Sxip Access et dirigé vers les ASP (Application Service Providers, ou prestataires de services hébergés).

Cette solution est d’ors et déjà utilisée par SalesForce et Google (offre Google Apps), deux acteurs importants du monde SaaS. Elle est basée sur SAML semble et assez prometteuse.

Cette même société propose aussi un système de gestion locale des identités, intitulé Sxipper, sous la forme de plugin pour Firefox. Ce gestionnaire d’identité est comparable à CardSpace que j’ai décrit dans ce billet.

S’il est moins intégré avec Windows, Sxipper a un atout vis-à-vis de Cardspace : il est dors et déjà compatible OpenID, et fonctionne sous Linux et MacOS.
On peut ainsi le connecter au serveur OpenID de Sxip, ou à d’autres serveurs d’identité compatibles.

Le projet Sxipper est très actif en ce moment : je vous engage à garder un oeil sur lui…

Microsoft se renforce dans la reconnaissance vocale

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J’ai déjà parlé dans ce billet du traitement automatique du langage naturel et des opportunités d’intégrer ces fonctions dans les systèmes d’exploitation.

Vista, Windows Mobile 6 et Mac OS intègrent dors et déjà des fonctions de commande et de synthèse vocale.
Il faut bien différencier la commande et la reconnaissance vocale : la première reconnaît des instructions prédéfinies (lancer Word, sauvegarder, etc.) tandis que la seconde comprend toute phrase proposée.

Microsoft vient tout juste de se renforcer dans le domaine de la reconnaissance vocale en rachetant la société Tellme. Cette offre est aujourd’hui proposée en service hébergé, à la manière de VirtuOz.

Il semblerait donc que les systèmes de reconnaissance vocale véritablement aboutis nécessitent une plateforme complexe, aujourd’hui impossible à intégrer dans un système d’exploitation.
Nous devrons encore attendre quelques années avant que cette fonction se banalise dans les terminaux nomades.
En attendant, on la trouvera de plus en plus dans les services en lignes.

SOA & Web 2.0 : une réconciliation est elle possible ?

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La publication par Netvibes de la norme UWA (Universal Widget API) est l’occasion de faire le point sur les différences d’approches autour de la notion d’architecture composites :

  • L’approche ROA (Ressource Oriented Architecture) du monde du Web 2.0
  • L’approche SOA (Service Oriented Architecture) du monde des SI d’entreprises

SOA propose que les applications d’entreprise exposent des services invocables par des tiers. L’invocation consiste en une demande traitement à distance (métaphore RPC : Remote Procedure Call). Les architectures SOA utilisent des concepts sophistiqués : composition de services, orchestration de services, contrat de services, sécurité, intégrité transactionnelle, garantie d’acheminement, etc. Ces concepts permettent de construire des applications métiers complexes et maintenables.

A contrario, ROA est utilisé pour des intégrations simples entre des informations disponibles sur Internet. Il s’agit d’appeler des contenus à distance, plutôt que des traitements (métaphore CRUD : Create Read Update Delete). ROA ne propose aucun des concepts sophistiqués cités ci-dessus mais met l’accent sur la simplicité et l’agilité.

Le tableau ci-dessus expose les réponses des 2 types d’architectures aux problématiques d’intégration de services :

On constate que le monde du Web 2.0 propose une offre moins complète. cependant cette offre est parfois extrêmement pertinente :

  • REST offre une méthode d’invocation plutôt frustre mais facile à prendre en main et souvent très efficace. A tel point que des grands acteurs du Web comme Amazon ou Google ont remplacé leurs interfaces SOAP par des interfaces REST.
  • J’ai parlé à diverses reprises d’OpenID (cf. ce billet). Cette norme est aussi très efficace et il semblerait que son cycle d’adoption soit plus rapide que celui de Liberty, norme plus ancienne.
  • UWA est au même titre une norme très prometteuse car elle est implémentée par les portails Netvibes et Google. Elle va, de plus, être prise en charge par les moteurs de Widgets (cf. ce billet) de Windows Vista et Mac OS.

De nombreux observateurs se demandent aujourd’hui si les « normes agiles » du Web 2.0 ne vont pas supplanter les « normes complexes » du monde du Système d’Information d’entreprise. Je pense pour ma part que les normes sophistiqués restent nécessaires pour les projets complexes.

Pour l’instant, il me semble qu’elles ont chacune leur périmètre d’intervention et qu’il n’y ait pas de recouvrement entre elles. Il se pourrait cependant qu’on voit arriver des passerelles entre ces 2 mondes dans les mois à venir.

Qu’en pensez-vous ?