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Mois : février 2007

Open Source et plateforme d’entreprise

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La semaine dernière un certain nombre d’acteurs majeurs de l’Open Source se sont regroupés pour former l’OSA, Open Source Alliance. L’objectif de ce nouvel organisme est de fédérer les efforts des communautés afin de créer une offre globale et cohérente d’infrastructure logicielle pour l’entreprise.

C’est l’occasion de revenir sur la notion d’APS, Application Platform Suite. Cet acronyme désigne une offre logicielle capable de répondre à la plupart des besoins d’un système d’information en terme d’infrastructure logicielle.
Une APS couvre ainsi :

  • Des outils pour héberger les applications qu’elles soient développées en spécifique ou issues d’intégration de progiciels : système d’exploitation, serveur d’application, base de données relationnelle.
  • Des outils pour gérer les échanges inter-applicatifs ou « middlewares » : MOM (Middlewares orientés Messages), EAI (Enterprise Application Integration), ESB (Enterprise Service Bus), etc.
  • Des outils pour gérer la sécurité d’accès aux applications de manière centralisée, ou outils de « gestion d’identité » : annuaire LDAP, PKI (infrastructure à clef publique), SSO (Single Sign On), token d’authentification forte, système de provisioning de comptes.
  • Des outils pour gérer les interfaces utilisateurs : portails et Clients Riches.

Aujourd’hui, quelques grands éditeurs couvrent l’ensemble de ces besoins : ce sont IBM, Microsoft, Oracle, et Sun (dans une moindre mesure). D’autres les couvrent partiellement, comme BEA, Novell ou Sybase.
Les grandes communautés Open Source, que sont Apache et OW2, tentent d’offrir un ensemble de briques logicielles aussi complet. Mais elles souffrent d’un retard et d’une dispersion des projets (par exemple, Linux ou OpenLDAP sont gérés par des communautés autonomes non rattachées à Apache ou OW2). Cette dispersion est un frein à la cohésion des offres et limite les capacités de ces communautés Open Source à fournir une APS intégrée.

Le tableau suivant montre ce manque de cohérence : Apache et ObjectWeb disposent en effet d’offres incomplètes, de maturité inégale, parfois redondantes, et souvent un peu illisibles.

Le cabinet d’analyse Gartner considère que les communautés Open Source n’ont pas la capacité d’offrir une APS cohérente.
Espérons que l’avenir lui donnera tort.
Qu’en pensez-vous ?

Sortie de Google Apps édition Premium

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J’ai déjà présenté l’offre Google Apps for Your Domain dans ce billet.
Cette offre propose, en ligne, les fonctions suivantes :

  • Gestion de domaine & site Web
  • Outils collaboratifs : portail personnalisable, Agenda, email (Gmail), messagerie instantanée + téléphonie (Gtalk)
  • Bureautique : traitement de texte, tableur. L’outil de présentation (Presently) devrait bientôt être disponible.

Si les outils de bureautique sont assez frustres, ils adressent les 20% de fonctionnalités utilisées par 80% des utilisateurs. De plus, ils sont très orientés collaboration : je vous conseille de tester la coédition de feuille de calcul à plusieurs, c’est proprement bluffant !

Google a annoncé hier la sortie de la version Premium, une version payante à 50$/an/usager, qui amène des nouveautés très intéressantes dans le cadre d’un usage professionnel :

  • Garanties de disponibilité de 99,9% pour la messagerie
  • Capacité d’intégration avec le Système d’Information : outil de provisioning de comptes utilisateurs, Single Sign On, migration de comptes de messagerie.

La stratégie SaaS (Software As A Service) de Google se confirme donc : ces nouveautés mettent ses services au niveau de SalesForce, un acteur majeur des solutions hébergées.
Google devient ainsi un acteur crédible pour les entreprises.

Ces nouveautés confirment les prévisions que j’avais avancées dans ce billet et celui-ci :

  • Une offre collaborative Google intégrée pour les entreprises va sortir. Elle intégrera bientôt les fonctions de partage d’information issues du rachat de JotSpot.
  • Elle fonctionnera en mode déconnecté via Firefox.
  • Elle sera déclinée en mode Appliance pour les entreprises souhaitant garde la maîtrise de leurs données.

Le poste de travail Web est en route…

Qu’en pensez vous?

Les agents conversationnels VirtuOz

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J’ai assisté ce matin à une présentation de la technologie d’agents conversationnels VirtuOz. Cette société française propose un système de traitement automatique du langage (TAL) très sophistiqué qui permet de faire dialoguer un utilisateur avec un avatar, via une interface de messagerie instantanée. Elle a eu diverse récompenses pour la qualité de sa technologie et n’a pas de concurrent à ce jour.

L’objectif de l’agent conversationnel est d’accompagner l’internaute sur un site Web, afin de le rassurer et de l’aider dans sa démarche. On trouve des agents VirtuOz sur les sites d’AOL France, de la SNCF, de La Poste, etc.
Selon l’éditeur, l’agent permet de réduire les coûts de call center et d’éviter que les internautes se perdent sur un site, générant un ROI tangible assez rapidement.

La solution ViruOz est proposée sous la forme de logiciel en ligne (SaaS) : elle illustre la montée en puissance des services hébergés dans le cadre de l’informatique de commodité (cf. ce billet).

Les applications du TAL sont multiples : analyse automatique des emails, génération automatique de courrier administratif, dictée vocale, achat par téléphone, etc.

Windows Vista et Windows Mobile 6 embarquent aujourd’hui des composants permettant la synthèse et la commande vocale. Cette dernière permet de passer des ordres simples sur la base de mots clefs prédéfinis (lancer internet explorer, lancer Outlook, etc.). Vista embarque aussi un système de dictée vocale qui ne semble pas très au point selon les observateurs.
Ces fonctions Windows sont très élémentaires par rapport à la puissance des systèmes de traitement automatique du langage : il est donc probable que Microsoft planche sur la question pour intégrer le TAL dans son prochain système (nom de code Vienna).

En partant de là on peut imaginer quelques projections :

  • Rachat de VirtuOz par Microsoft pour intégration dans Windows
  • Rachat de VirtuOz par Google pour étoffer son offre de services en ligne

Les paris sont ouverts !

Microsoft propose la virtualisation en streaming !

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Ce billet fait suite à un échange avec Arnaud Damme de SQLI Consulting.

J’ai évoqué dans ce billet les différentes techniques de virtualisation disponible sur le marché.

Microsoft, qui dispose déjà d’une technologie de "virtualisation x86" avec Virtual PC et Virtual Server, se différencie en proposant une technologie de virtualisation « en streaming » intitulée SoftGrid. Cette offre est destinée au déploiement d’application sur des postes utilisateurs.

Le principe cette technologie est le suivant :

  • Le poste hôte dispose d’une sorte de machine virtuelle d’un nouveau genre. Cette machine virtuelle est comparable à une machine virtuelle Java ou .NET dans le sens où elle peut être utilisée pour déployer des applications à distance (cf. Smart Client, chez Microsoft). Par contre, elle permet de déployer non pas du bytecode, mais des pseudo-exécutables après les avoir passés dans une application de transformation : le « SoftGrid Sequencer ».
  • Les pseudo-exécutables sont ensuite délivrés en streaming, c’est-à-dire qu’ils sont déployés à la demande, composant par composant, en fonction des besoins utilisateurs. De plus, ils ne sont pas sauvegardés sur le poste utilisateur, de la même manière que des flux audio/vidéo diffusés en Windows Media, Real ou Quicktime.

Il s’agit donc d’une variante de l’ « OS Level Virtualization » (cf. ce billet).

On peut s’interroger sur l’apport de ce nouveau mode de virtualisation qui vient s’ajouter aux concepts de RIA, RDA (voir ce billet) et de virtualisation x86.

A mon sens, l’objectif poursuivi par Microsoft est de se positionner sur les logiciels à la demande (SaaS, Software as a Service). L’éditeur vient d’ailleurs de sortir un site sur le sujet : http://msdn2.microsoft.com/en-us/architecture/aa699384.aspx

Mais Microsoft souhaite faire du SaaS tout en s’appuyant sur le poste Windows, afin d’inciter les entreprises à conserver leur parc Windows.
Je pense qu’il s’agit d’une réponse aux offres de clients légers ou clients Web, qui rendent le système de Microsoft moins indispensable. Une stratégie visant à protéger son produit phare, donc !

Qu’en pensez-vous ?

Le client léger selon NEC

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J’ai assisté hier soir à la présentation de la solution client léger de NEC. Cette solution s’intitule Virtual PC Center (VPPC).

J’ai déjà évoqué dans ce billet l’opportunité d’abandonner le PC classique pour un client léger pour certaines catégories d’utilisateurs.

VPPC est basée sur un :

  • Un client léger : l’US100 de la taille d’un livre de poche, sans pièce mécanique, à faible consommation en énergie, dont la durée de vie est estimée à 6 ans. Il est donc présenté comme une machine câblée en dur, solide et facilement interchangeable. Il embarque un noyau Linux.
  • Une ferme de serveur VMware, qui permet d’affecter une machine virtuelle Windows à chaque utilisateur de client léger. Les machines virtuelles sont accédées via RDP (Remote Desktop Protocol).

VPPC dispose des avantages classiques des clients légers :

  • Sécurité des données, centralisées donc mieux gérées
  • Gestion de parc simplifiée
  • Moindre coût total de possession des postes utilisateurs, si l’on intègre la gestion des déploiements, mises à jour, support, etc.

L’originalité de la solution tient au fait que NEC est un acteur de l’informatique mais aussi des télécoms. Le constructeur dispose donc d’une offre complète de voix sur IP avec centraux téléphoniques IPBX.
De fait, le client léger VPPC embarque un téléphone IP.

Les flux de téléphonie étant séparés des flux RDP, la qualité de la voix est très satisfaisante.

De plus, le client léger existe en version mobile (format PC portable Wifi) : le TCM160 permet de retrouver son environnement virtuel en situation de nomadisme dès lors qu’on est en mode connecté.

Le VPPC offre donc un poste de travail tout en un, incluant aussi la téléphonie. C’est donc une solution intéressante pour tous ceux qui s’intéressent aux clients légers.