Skip to content

Mois : décembre 2006

L’accès aux données dans un monde connecté

Posted in perspectives

Ce billet fait suite à un échange avec Pascal GROJEAN de SQLI Consulting.

La sortie du Venice Project est l’occasion de faire le point sur les modalités d’accès aux contenus numériques.
Rappelons que ce projet a été lancé par les créateurs de Kazaa et Skype. Il vise à mettre en œuvre un nouveau type d’échange Peer to Peer, légalisé. Son principe est la diffusion des contenus d’un internaute à un autre en streaming, c’est-à-dire sans téléchargement du fichier, celui-ci étant directement lu à partir du poste distant. On retrouve là le mode de fonctionnement des technologies de streaming comme Real ou Windows Media.

Projection dans la sphère grand public

Si l’on pousse ce mode de fonctionnement à son extrémité, on peut imaginer que l’internaute du futur sera toujours connecté en Wifi, Wimax ou 3G.
Il accédera aux contenus audio/vidéo à la demande, directement chez le distributeur. Il effectuera pour cela des micro-paiements dont la plus grande partie ira aux ayants droits.
Il ne possédera en propre que ses listes de préférence (playlists) qu’il partagera avec ses amis.
La montée en puissance de la vidéo à demande a initié cette tendance : elle pourrait se généraliser à la musique, aux livres numériques, etc.

Ainsi les commerces de divertissement disparaitraient au profit de gigantesques serveurs, les bibliothèques personnelles se videraient…
Reste que cela implique un énorme saut culturel : admettre de ne plus posséder ses médias. Je pense que ce saut sera particulièrement difficile.

Projection dans la sphère de l’entreprise

Si le mode connecté se généralisait en entreprise, les plateformes collaboratives en ligne (cf. Google Docs & Spreadsheets, Zimbra, etc.) remplaceraient petit à petit les fonds documentaires stockés sur les postes de travail.

Ce mode de fonctionnement aurait deux avantages :

  • Un meilleur partage de l’information d’entreprise qui ne serait plus dispersée dans des silos de données locaux ;
  • Une meilleure sécurisation de l’information sur le plan de la confidentialité et de l’intégrité.

Beaucoup de logiciels d’aujourd’hui sont pensés pour pouvoir travailler en mode déconnecté (dans un avion ou un train) : Microsoft Office, Microsoft Groove, Lotus Notes, etc.

Il apparaît que ces solutions ont été conçues pour répondre aux besoins d’une minorité nomade.

On peut raisonnablement penser qu’elles vont céder la place, à terme, à des offres en ligne.

Qu’en pensez vous ?

Qu’est ce qu’un contrat de service?

Posted in tendances

Rappelons que les Architectures Orientées Service (SOA) proposent que les applications du SI soient conçues dans l’idée de :

  • Présenter leurs fonctions sous une forme facilement invocable par les autres applications du SI ;
  • Donner un accès à leur référentiel de données ;
  • Permettre d’appeler leurs traitements en respectant leur découpage métier, et donc faciliter leur intégration dans des processus métiers ;
  • Permettre de combiner plusieurs fonctions, issues de plusieurs blocs applicatifs afin de créer des « applications composites ».

Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture de « SOA, le guide de l’architecte ».

Dans le monde informatique, comme dans le monde réel, mettre des services à disposition de tiers sous entend un engagement sur la qualité de ces services.
Ainsi, en architecture SOA, il sera nécessaire d’offrir :

  • Un mode d’emploi pour l’invocation du service, ou contrat d’intégration. Ce contrat se concrétisera par la publication dans un registre UDDI d’un fichier WSDL ;
  • Les contraintes qu’impose ce service pour assurer le respect de sa politique de sécurité. Ces contraintes seront décrites dans le registre UDDI par un fichier WS-SecurityPolicy ;
  • Les engagements que prend ce service en matière de disponibilité (on parle souvent pour cela de SLA, Service Level Agreement). Ces engagements seront décrits dans le registre UDDI par un fichier WS-Policy. Ils pourront être complétés par une description de leurs performances réelles : cette dernière pourra être remontée par des outils comme ceux d’Amberpoint, qui scrutent les services et peuvent faire du reporting sur leur disponibilité.
  • Les engagements que prend ce service en matière de confidentialité des données : Ces engagements seront décrits dans le registre UDDI par un fichier WS-Privacy (cette norme est encore très immature).

Cette énumération montre qu’un contrat de service prend de multiples aspects, que l’on peine à adresser aujourd’hui de manière exhaustive. En effet, les normes et pratiques sont encore assez immatures. En particulier, il n’existe pas de pratique pour assurer la réversibilité d’un service, c’est-à-dire la capacité à le remplacer par un autre équivalent sans trop de difficulté (cf. ce billet).

Il est clair, à mon sens, que ces normes et pratiques devront mûrir pour faciliter :

  • Le recours à des services hébergés chez des partenaires, comme le suggère la vague Web 2.0 ;
  • Des accords rigoureux entre maîtrise d’œuvre et maîtrise d’ouvrage autour des services d’entreprise.

Par ailleurs, une évolution des registres UDDI est souhaitable afin de permettre la consultation de leurs contenus sous une forme accessible à des maîtrises d’ouvrage.

Le SPAM, un fléau à éliminer en priorité

Posted in tendances

Les publications informatiques en ligne relaient régulièrement des informations sur les failles de sécurité : failles des navigateurs, des systèmes d’exploitation, etc. Cette information est quelque peu surreprésentée dans la presse, si l’on considère qu’elle concerne essentiellement les gestionnaires de parcs informatique.
En effet, coté utilisateur, lorsqu’on applique les 3 règles d’or édictés par Microsoft (activation de Windows Update, d’un firewall et d’un antivirus), la sécurité du poste de travail est relativement bien assurée. Je n’affirme pas ici que la sécurité est un domaine que l’on peut traiter à la légère, mais je pense que la surinformation des utilisateurs finaux n’apporte pas grand chose, au delà de la théorie du complot.

Le SPAM est à mon sens un fléau autrement plus grave que les vers et virus. En effet, il a des impacts réels sur la productivité des collaborateurs et la disponibilité des infrastructures :

  • Selon certaines études, on peut perdre jusqu’à une heure par jour à trier ses SPAMS, à tel point que certaines entreprises ont décidé de bannir l’email des échanges internes (un retour en arrière inattendu).
  • Avec un filtre anti-spam, comme celui de Thunderbird, le travail de tri n’est pas à faire, mais le trafic des SPAMS fait perdre de précieuses ressources au niveau réseau, serveur de messagerie, et poste utilisateur.
  • Les filtres anti-spam sont généralement absents des Webmails et terminaux mobiles (Blackberry, Windows Mobile, etc.) et le problème reste entier au sein de ces interfaces.

Il existe pourtant des initiatives pour faire un contrôle anti-spam sur les serveurs de mail, comme Sender ID. Seulement, les acteurs de l’informatique n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur une norme commune.
En complément, des mesures juridiques à l’échelle internationale pourraient permettre de lutter efficacement contre ce fléau.

Mais il apparaît que les travaux techniques et juridiques sont au point mort, et que le SPAM continue à augmenter dans le monde. Je rejoins la position de Viviane Reding (membre de la communauté européenne, chargée de la société de l’information) pour affirmer que cet état de fait est intolérable.

Les Pays Bas ont mené une politique volontariste sur le sujet et réussi à faire baisser le SPAM de 85% dans leur pays.
Quand allons-nous nous atteler à ce problème en France ?
Il me semble que cela devrait être une priorité pour 2007.

Qu’en pensez-vous ?

Projection sur le futur des outils collaboratifs de Google

Posted in perspectives

Google est aujourd’hui largement reconnu pour son offre collaborative en ligne, qui inclut :

  • Des outils d’échanges : Gmail, Google Calendar & Google talk
  • Un système de partage documentaire : Google Docs
  • Une offre bureautique en ligne : Writely & Spreadsheet

Cette offre, en cours de maturation mais extrêmement prometteuse, s’adresse à des utilisateurs travaillant en mode connecté. Google n’offre en effet aujourd’hui aucune solution pour les personnes souhaitant travailler depuis un train ou un avion.

Pour les travailleurs nomades, Google a développé des déclinaisons mobiles en Java de Gmail et Google Maps destinées aux téléphones haut de gamme. J’utilise personnellement ces 2 outils avec beaucoup de satisfaction. Mais, là encore, leur usage est réservé aux utilisateurs connectés.

Il manque donc à Google une offre logicielle en RDA (Rich Desktop Application) permettant de travailler en mode déconnecté, et d’effectuer des déploiements /mises à jour via une page Web (cf. ce billet).
Google dispose bien de Google Desktop, un environnement logiciel pour Windows, mais ce logiciel ne répond à aucune des exigences ci-dessus.

Les technologies RDA intéressantes sur le marché sont actuellement :

  • Eclipse RCP (Rich Client Platform) en Java
  • .NET de Microsoft
  • Apollo d’Adobe
  • XUL Runner de Mozilla

On peut éliminer .NET car Google n’utilisera pas une technologie propriétaire de Microsoft, et Apollo car cette technologie est immature. Restent Eclipse RCP et XUL Runner.

Pour ma part, je pense que Google devrait développer son offre RDA sur la base de XUL Runner, en se basant sur le nouveau module de gestion du mode déconnecté de ce moteur.

Mozilla et Google auraient en effet intérêt à s’allier pour tenter de contrer l’hégémonie de Microsoft sur le poste de travail, en développant une offre collaborative complète fonctionnant en mode connecté et déconnecté.

Qu’en pensez-vous ?

Sortie de WPF/E

Posted in tendances

J’avais parlé dans ce billet de l’offre RIA (Rich Internet Application) à venir de Microsoft. La technologie WPF/E (Windows Presentation Foundation /Everywhere) est disponible à partir d’aujourd’hui.

Vous pouvez télécharger le plugin pour Internet Explorer, Firefox et Safari à cette adresse.

Des démonstrations sont disponibles à cette adresse.

A première vue les démonstrations sont moins sophistiquées et moins convaincantes que Flash.
Cependant, on aurait tord de critiquer Microsoft sur ce point, car WPF/E est une technologie très émergente, qui peut difficilement concurrencer dès sa sortie les 10 ans d’expérience de Flash.

Notons que WPF/E dispose de deux atouts intéressants :

  • C’est une technologie non liée à Windows, ce qui est très nouveau pour Microsoft
  • Elle repose sur XAML, le très prometteur langage de description d’interface unifié pour les interfaces Windows, les interfaces client/serveur et les interfaces Web

Il me semble qu’on peut se réjouir que Flash ait un concurrent : c’est un bon stimulant pour l’innovation.
Qu’en pensez vous?