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Mois : septembre 2006

Open Source & Système d’Information écologique

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Je salue dans ce billet la tribune de Patrice Bertrand sur le Journal du Net, qui compare les logiciels Open Source à des médicaments génériques.

Je suis tout à fait en phase avec cette approche et la synthèse de Mr Bertrand me semble très juste.

Nous considérons chez SQLI que l’Open Source suit le Sens de l’Histoire :

  • L’approche est celle de la recherche scientifique, où la connaissance est mise en commun depuis bien longtemps.
  • Elle suit le principe d’intelligence collective, promue par le Web 2.0. Cette approche considère qu’Internet est un formidable vecteur de partage de connaissance, et d’accès à l’information pour les riches et les moins riches.
  • L’Open Source est une formidable opportunité pour les pays en voie de développement : elle leur permet d’accéder à la connaissance à moindre côut (cf. projet One Laptop Per Child, PC à 100$ du MIT)
  • L’Open Source répond bien au besoin fondamental d’industrialisation des technologies IT. En effet, avec l’omniprésence de l’informatique dans tous les métiers, il devient indispensable de bâtir des systèmes sur des bases fiables et stabilisées. L’Open Source répond à ce besoin.
  • Enfin, l’Open Source s’inscrit dans le mouvement actuel autour du développement durable : il s’agit d’éviter de gaspiller inutilement des ressources, lorsqu’on peut tirer partie d’une mutualisation intelligente.

En conclusion, je vais me permettre d’emprunter une expression à un ancien collègue de SQLI : "le système d’information écologique".
Ce collègue faisait référence à un SI citoyen, qui privilégierait en particulier la réutilisation dans un objectif d’agilité, de rationalisation, de durabilité des investissements.
L’Open Source est un élément essentiel du SI écologique.

Autour de ce principe, divers modèles économiques sont possibles :

  • Fondations cofinancées par l’industrie (Apache, objectWeb, etc.)
  • Edition de logiciel & support (Red Hat)
  • Logiciels basiques déclinés en versions avancées payantes (IBM avec Eclipse)
  • Etc.

Qu’en pensez-vous?

Publication "SOA : le guide de l’architecte"

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En cette rentrée 2006, SQLI a le plaisir d’annoncer la publication en partenariat avec Dunod d’un livre intitulé "SOA : le guide de l’architecte".

SOA : le guide de l'architecte

Cet ouvrage a été co-écrit par 4 collaborateurs de SQLI Consulting qui cumulent plus de 50 ans d’expérience dans le domaine de l’architecture des systèmes d’information et de la gestion de projet de grande envergure.

Il présente de manière détaillée les concepts et les enjeux des architectures orientées service.
Il se propose de guider le lecteur dans leur mise en œuvre en décrivant une méthodologie et en présentant les outils indispensables à leur concrétisation.
Il s’adresse aux responsables des systèmes d’information, aux maîtrises d’ouvrage et maîtrises d’œuvre, aux équipes d’exploitation.

Son sommaire est est divisé en 6 parties :

  1. Le cahier des charges des SI agiles
  2. Présentation de l’approche SOA
  3. SOA : Tout repose sur la méthode
  4. La boite à outils Web Services
  5. SOA : une mise en œuvre concrète
  6. Décrypter l’offre du marché

Le livre est disponible en ligne sur les sites de Dunod, Amazon.fr, Eyrolles et dans toutes les bonnes librairies.

Bonne lecture …

Free banalise la fibre optique

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Free vient d’annoncer une future offre d’accès à Internet pour les particuliers reposant sur la fibre optique. Le terme technique consacré à ce type d’offre est FTTH (Fiber To The Home). Le FTTH de Free sera disponible en 2007 pour le même prix que son offre ADSL (environ 30€). Il offrira un débit de 50 Mbits/s en mode symétrique, c’est-à-dire égal en Upload et en Download. Cet aspect symétrique est une nouveauté dans le marché grand public : en effet, le A de ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line) signifie asymétrique.

L’annonce de Free soulève un certain nombre de réflexions :

  • Les particuliers ont-ils besoin vraiment d’un débit de 50 Mo? Pour l’instant, il ne parait pas justifié, mais la montée en puissance de la vidéo à la demande en haute définition pourrait lui donner un sens dans le futur.
  • Les particuliers ont-ils besoin d’une offre symétrique ? En effet, cette dernière est intéressante lorsqu’on sert des informations. Or les particuliers hébergent rarement des sites Web chez eux. La seule véritable application d’une telle offre est le partage (illégal) de fichiers en Peer to Peer.
  • Le modèle économique de Free, basé entièrement sur l’innovation est-il pérenne ? En effet, il apparaît que son offre pratique une fuite en avant sans aucun effort de consolidation : sa qualité de service est très variable, d’où la colère d’un certain nombre d’abonnés (cf. site de l’UFC). De fait, on peut douter que tous les abonnés de l’opérateur le suivront éternellement dans sa course à la nouveauté.
  • Cette offre devrait mettre fin à la vieille rivalité entre les technologies ADSL et câble. En effet, le FTTH est une véritable offre orientée données à très haut débit, indépendante des réseaux de télévision et de téléphonie. Elle parait donc très pertinente pour relier les foyers de nouvelle génération à Internet, sans hériter des contraintes des centraux téléphoniques/câble.

Si l’offre de Free pour les particuliers peut laisser perplexe, elle est une très bonne nouvelle pour les entreprises. Elle devrait en effet banaliser les technologies de fibre optique et faire baisser radicalement le coût des offres d’accès professionnelles. Les entreprises tireront, elles, tout le bénéfice de la fibre car elles ont besoin de très haut débit, de symétrie.

Elles paieront un prix supérieur à 30€, pour bénéficier d’une qualité de service que les opérateurs grand public ne savent pas offrir. Cependant, les tarifs des fournisseurs d’accès professionnels seront certainement beaucoup plus bas à partir de 2008.

Qu’en pensez vous?

Unification de la collaboration : la fin du numéro de téléphone?

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A ce jour, la collaboration en entreprise est essentiellement basée sur des échanges par téléphone et email, et la connaissance de l’entreprise réside souvent dans des silos d’informations : les PC des collaborateurs.

Si l’on considère la collaboration suivant le tryptique gestion de la connaissance, transmission d’information, et débat, on peut dire qu’il est souvent adressé de la manière suivante :

  • Gestion de la connaissance : PC des utilisateurs ou serveurs de fichiers, parfois solutions d’ECM (Enterprise Content Management) ;
  • Transmission d’information : email ;
  • Débat : téléphone.

Les choses devraient bouger en 2007. En effet, les grands éditeurs de logiciels collaboratifs (IBM et Microsoft) sont en train de faire converger leur offre autour des fonctions suivantes :

  • Gestion de la connaissance : espaces Web de gestion de projets & capitalisation ;
  • Transmission d’information : messagerie unifiée (boite de réception collectant emails, SMS/MMS, Fax, messages vocaux) ;
  • Débat : ensembles d’outils basés sur la notion de présence (messagerie instantanée, voix sur IP, visioconférence, transfert de fichier instantané, partage d’applications, tableau blanc, etc.)

Grâce à cette convergence, il deviendra possible d’utiliser divers modes de communication à partir d’un seul logiciel et de passer facilement de l’un à l’autre. Ainsi, on pourra basculer de la messagerie instantanée à la téléphonie sur IP, ou à la visiophonie. L’ensemble de ces fonctions sera portée par la notion de presence, sous-tendue par le protocole SIP.
On accédera à ces fonctions via une interface Web (cf. Gmail) ou un client lourd (cf. le traditionnel Outlook).
Une fois cette convergence accomplie, il deviendra possible d’appeler un correspondant à partir d’un identifiant indépendant du type de communication. Il est probable qu’on utilisera alors son adresse email, plus explicite et facile à mémoriser qu’un numéro de téléphone de 10 à 14 chiffres.

Test de Google Apps for Your Domain

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Nous avons pu participer au programme de béta test de Google Apps for Your Domain et tester les fonctionnalités de l’offre.

Au premier abord, elle ressemble à une offre d’hébergement mutualisé (de type OVH, Amen, etc.) proposant l’externalisation de boites mails et d’un site plaquette. Elle peut être utilisée par des PME ou des communautés de particulier (amis, famille, etc.).
Les différences essentielles avec les offres d’hébergement sont les suivante :

  • Google Apps for Your Domain est gratuit et doit le rester pour les entreprises qui participent au béta test.
  • Le service est beaucoup plus WYSIWYG : tout se fait par formulaire, plutôt que par FTP (cependant la configuration des paramètres MX du DNS reste une affaire de techniciens…)
  • Le service est beaucoup plus orienté collaboration.

C’est ce dernier point qui est le plus intéressant : Google Apps for Your Domain offre un ensemble de services d’email/messagerie vocale/messagerie instantanée/voix sur IP/calendrier très complet. L’intégration entre la messagerie et la messagerie instantanée est un modèle pour les grands éditeurs. Seule l’intégration du calendrier avec la notion de présence dans la messagerie instantanée reste améliorable. On attendrait un message du type : indisponible car en RDV avec tel client.
De plus, on peut facilement utiliser les fonctions de messagerie instantanée/voix sur IP en circuit fermé, au sein de sa communauté, comme le font les grandes entreprises. On peut aussi les utiliser avec d’autres internautes comme dans les offres grand public. La première option semble très intéressante pour créer rapidement une communauté de collaboration instantanée avec un effort de déploiement minimal.

Bien entendu, la question de la gestion externalisée d’informations d’entreprise se pose toujours. D’autant plus que Google utilise encore et toujours ces informations pour proposer des publicités ciblées.

Alors faut il utiliser Google Apps for Your Domain pour son entreprise? La question reste ouverte…