Le système d’information à la demande

Google vient d’annoncer une offre logicielle hébergée, constituée de son offre collaborative (Gmail, Google Talk, Google Calendar) et d’un outil de création de site Web. Cette offre est intitulée Google Apps for your Domain. Elle devrait rapidement s’enrichir de fonctions bureautiques apportées par ses outils Spreadsheet et Writely.

Cette offre cible pour l’instant les PME : il est probable qu’elle soit proposée un jour sous la forme d’une Appliance, internalisable dans le système d’information, qui pourrait intéresser les grandes entreprises.

Elle est l’occasion de réfléchir sur un certain nombre de perspectives intéressantes :

Le modèle des applications à la demande, dont le plus grand acteur est actuellement SalesForce, semble s’étendre progressivement à tous les domaines applicatifs.

Les petites entreprises étant de plus en plus connectée à Internet, en permanence et en haut débit, on peut imaginer que certaines d’entres elles choisiront d’externaliser la totalité de leur système d’information.
Les architectures Orientées Service (SOA) agiront comme un facilitateur : en effet, elles feront reposer leur SI sur un ensemble de services hébergés par divers sous-traitants, facilement interconnectables grâce aux principes des applications composites SOA.

Dans ce contexte, les acteurs possédant des DataCenters de grande envergure à l’échelle internationale, vont jouer un rôle prépondérant, en hébergeant les services et données d’entreprise (cf. ce billet). On pense à Amazon et son service EC2 ou encore aux ambitions de Google.
Il est amusant de constater que ces acteurs viennent du monde du Web et non de celui des grands éditeurs comme IBM, Microsoft ou Oracle.

Si on pousse ce modèle à l’extrême, il est possible que les petites entreprises ne possèdent plus d’applications de manière permanente et qu’elles louent des services hébergés à la demande, en payant à l’usage.
L’illustration de ce modèle dans le cadre grand public serait le suivant : des mélomanes connectés en permanence à Internet ne possèderaient plus leur musique en propre, mais l’écouteraient en ligne contre un micropaiement reversé aux ayants droits à chaque accès.

Pour ce qui concerne les grandes entreprises, on peut imaginer qu’elles tirent aussi parti de SOA pour orchestrer :

  • des services internes développés en spécifique ;
  • des services internes sur Appliances ;
  • des services hébergés en externe.

Qu’en pensez-vous?

Guillaume Plouin

Directeur informatique chez Deveko. Auteur chez Dunod. Conférencier autour du Cloud et des Géants du Web.

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