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Mois : août 2006

Futur du PC : de la station de travail vers l’interface

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Des PC inadaptés

Les PC que nous utilisons aujourd’hui sont des machines extrêmement versatiles capable de faire tourner tous types de logiciels : environnement de développement, jeux, application métiers, applications temps réel, etc. Elles sont adaptées aux développeurs et graphistes, mais totalement surdimensionnées pour les usagers plus classiques (métiers, administratifs, management, etc.)
On constate ainsi qu’on utilise couramment de véritables stations de travail pour surfer sur Internet ou lire ses emails.

Evolution du matériel

Ce constat a été fait depuis quelques temps par certains constructeurs : ainsi Intel ou Marvell produisent des chipsets tout-en-un intégrant processeur et communication sans fil afin de simplifier l’assemblage des PC. De nombreux fabricants s’intéressent aussi au remplacement des disques durs par des mémoires Flash, plus solides et moins consommatrices en énergie (cf. cet article du Journal du Net).
Pour aller plus loin dans la simplicité, certains constructeurs, comme Wyse, proposent des clients légers : PC sans stockage ni application locale.

Le projet du MIT de PC à 100$ pour les pays en voie de développement suit totalement cette dynamique.

Evolution des systèmes

Par ailleurs, des systèmes d’exploitation allégés comme Symbian ou Windows Mobile voient leur nombre d’usagers croitre de manière exponentielle (cf. cette tribune sur le Journal du Net)

Avec la montée en puissance des architectures SOA, les applications vont évoluer vers des services accédés au travers de portails. Ainsi, un outillage logiciel limité à un navigateur, un client de messagerie / calendrier deviendra amplement suffisant pour 95% des utilisateurs.

Projection

Les PC devraient donc évoluer vers de simples écrans tactiles, de taille variable, dotés d’un clavier rétractable, et reposant sur un système d’exploitation allégé. Ils auront aussi une durée de vie beaucoup plus longue que les appareils actuels.

Il est probable qu’on ne parle plus alors de « PC », mais d' »interface » dans le langage courant.
Par ailleurs, ces interfaces seront peut être un jour offertes aux particuliers par les fournisseurs de service, de même que les téléphone cellulaires sont offerts par les opérateurs télécom.

Qu’en pensez-vous?

Le système d’information à la demande

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Google vient d’annoncer une offre logicielle hébergée, constituée de son offre collaborative (Gmail, Google Talk, Google Calendar) et d’un outil de création de site Web. Cette offre est intitulée Google Apps for your Domain. Elle devrait rapidement s’enrichir de fonctions bureautiques apportées par ses outils Spreadsheet et Writely.

Cette offre cible pour l’instant les PME : il est probable qu’elle soit proposée un jour sous la forme d’une Appliance, internalisable dans le système d’information, qui pourrait intéresser les grandes entreprises.

Elle est l’occasion de réfléchir sur un certain nombre de perspectives intéressantes :

Le modèle des applications à la demande, dont le plus grand acteur est actuellement SalesForce, semble s’étendre progressivement à tous les domaines applicatifs.

Les petites entreprises étant de plus en plus connectée à Internet, en permanence et en haut débit, on peut imaginer que certaines d’entres elles choisiront d’externaliser la totalité de leur système d’information.
Les architectures Orientées Service (SOA) agiront comme un facilitateur : en effet, elles feront reposer leur SI sur un ensemble de services hébergés par divers sous-traitants, facilement interconnectables grâce aux principes des applications composites SOA.

Dans ce contexte, les acteurs possédant des DataCenters de grande envergure à l’échelle internationale, vont jouer un rôle prépondérant, en hébergeant les services et données d’entreprise (cf. ce billet). On pense à Amazon et son service EC2 ou encore aux ambitions de Google.
Il est amusant de constater que ces acteurs viennent du monde du Web et non de celui des grands éditeurs comme IBM, Microsoft ou Oracle.

Si on pousse ce modèle à l’extrême, il est possible que les petites entreprises ne possèdent plus d’applications de manière permanente et qu’elles louent des services hébergés à la demande, en payant à l’usage.
L’illustration de ce modèle dans le cadre grand public serait le suivant : des mélomanes connectés en permanence à Internet ne possèderaient plus leur musique en propre, mais l’écouteraient en ligne contre un micropaiement reversé aux ayants droits à chaque accès.

Pour ce qui concerne les grandes entreprises, on peut imaginer qu’elles tirent aussi parti de SOA pour orchestrer :

  • des services internes développés en spécifique ;
  • des services internes sur Appliances ;
  • des services hébergés en externe.

Qu’en pensez-vous?

CleverSafe : solution ultime pour sécuriser les données

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Je vous conseille le billet très intéressant de Louis Naugès sur l’offre CleverSafe. Cette société propose une méthode de stockage sur Internet avec une garantie sur l’intégrité des données, basée sur un tronçonnage des fichiers et la réplication des tronçons sur des serveurs éparpillés sur la planète.

Ce principe rappelle celui de l’archivage RAID5 ou de la distribution des fichiers avec BitTorrent. Il est proposé en Open Source.

Un point me parait extrêmement élégant dans ce principe : la confidentialité des données est assurée par le tronçonnage massif des fichiers et non par un chiffrement gourmand en ressources processeur. Ainsi, seul le propriétaire des données qui connait les identifiant des tronçons peut reconstituer un fichier. Le système offre donc un haut niveau de garantie en terme d’intégrité et de confidentialité en une seule passe.

Je suis d’accord avec L. Naugès pour dire que cette méthode a énormément d’avenir. En effet, de nombreuses entreprises réfléchissent aujourd’hui sur des système de "disaster recovery" capable de sauver leurs données en cas de ras de marée ou de tremblement de terre. La méthode de CleverSafe me parait très adaptée à ces besoins.

Impressions sur Office 2007

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Je teste depuis quelques temps la version béta de Microsoft Office 2007.
Ma première impression sur la nouvelle interface était très positive : elle est réellement très réussie en terme d’ergonomie et de graphisme.

Cependant, à l’usage, je suis un peu perdu. Il m’a fallu du temps pour trouver le correcteur d’orthographe ou le bouton pour insérer une note en bas de page. Je constate ainsi une perte, sans doute passagère, de productivité.
Par ailleurs, le nouveau format de document Open XML est satisfaisant car il est ouvert, mais il constitue une rupture importante. Les formats office n’avaient pas changé depuis 97, ce qui nous simplifiait beaucoup la vie.
je m’interroge sur l’attitude des entreprise vis-à-vis de ces deux ruptures nécessitant :

  • Une formation des utilisateurs à la nouvelle interface ;
  • Une migration de tous les contenus documentaires vers un nouveau format.

Ne vont elles pas profiter de cette rupture pour étudier la migration vers OpenOffice dont l’interface est plus proche de celle d’Office classique? D’autant plus que le format Open Document d’OpenOffice a été standardisé par l’ISO et l’OASIS. Il est donc probablement plus pérenne.
Les entreprises pourraient aussi étudier les offres de bureautique en ligne en pleine maturation (cf. Writely, Google Spreadsheets, etc.)

En conclusion, je dirais que Microsoft joue gros sur cette nouvelle version d’Office.
Qu’en pensez-vous?

Améliorations de Google Talk

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Google Talk vient de sortir une nouvelle version qui apporte les améliorations suivantes :

  • Gestion de l’échange de fichiers ;
  • possibilité de laisser un message vocal.

Nous considèrons que les fonctions d’un système collaboratif complet de dernière génération sont les suivantes :

  • Communication de type "synchrone" ou "débat" : chat, voix sur IP, vidéoconférence, partage de fichier et d’applications ;
  • Communication de type "asynchrone" ou "messagerie unifiée" : email, SMS, message vocal.

Selon, ce prisme, l’offre de Google commence à être assez complète grâce à l’intégration de Google Talk et de la messagerie Gmail : il ne manque plus guère que la visioconférence et le partage d’applications pour affronter les offres professionnelles de Microsoft et d’IBM.
Il manque aussi à Gtalk une vraie base utilisateur : la jeunesse de son offre explique son retard par rapport à MSN Messenger et autres…
Sur cet aspect, l’annonce d’une future interopérabilité entre Google Talk et AOL Instant Messenger devrait changer la donne. Ce regroupement affrontera celui constitué par Microsoft et Yahoo.

Affaire à suivre…